Nous ne sommes pas tous égaux devant le surpoids

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Y a-t-il inégalité devant le surpoids? Pour une ration calorique identique, certains verraient-ils leur poids augmenter et d’autres pas ?

Dans ses tableaux, le peintre Rubens faisait l’éloge des rondeurs. Autrefois, l’embonpoint pouvait sauver la vie en cas de maladie ou de famine… Les femmes qui avaient tendance à prendre du poids ne s’en plaignaient pas!

Globalement, l’augmentation de poids est liée à l’augmentation de la masse graisseuse qui se produit lorsque le nombre de calories ingérées est supérieur au nombre de calories utilisées (en réalité les choses sont un peu plus complexes). Les calories excédentaires sont alors stockées sous forme de graisses.

Divers facteurs président à l’installation d’une surcharge pondérale :

  • Facteurs culturels : chez certains peuples, être gros signifie être riche, avoir de quoi manger en suffisance et donc une bonne chance de vivre vieux. Même dans le monde occidental, l’idéal du « bébé joufflu » a incité de nombreux parents à suralimenter leur enfant. Avant la découverte des antibiotiques, un gros bébé avait plus de chances de survivre à une maladie qu’un bébé chétif, vite au bout de ses réserves énergétiques. Cet argument n’a plus de raison d’être actuellement. L’augmentation considérable de l’espérance de vie au cours des dernières décennies nous a permis de prendre conscience des dangers inhérents à un excès d’embonpoint. Parallèlement à cet argument objectif basé sur la science, les canons de la beauté ont eux aussi évolué, le comble du chic dans notre société d’abondance étant d’être mince, voire maigre…
  • Facteurs socio-économiques : dans une vie professionnelle trépidante, il est si facile et bon marché de manger « sur le pouce », par exemple une pizza ou un hamburger avec frites et mayonnaise, accompagnés d’une boisson sucrée. Beaucoup de personnes obèses mangent peu et parfois moins que des personnes maigres. Le problème, c’est qu’elles mangent mal (trop de graisses, trop de sucres) ou qu’elles répartissent mal leurs repas dans la journée.
  • Facteurs psychologiques : certains facteurs psychologiques jouent un rôle essentiel dans l’installation et dans le maintien d’une surcharge pondérale et de manière plus générale, dans la plupart des troubles du comportement alimentaire. Dès le plus jeune âge – et il peut même s’agir de bébés – des conflits entre la mère et l’enfant ou entre l’enfant et son milieu familial peuvent influencer le comportement alimentaire. Un corps gros peut s’avérer inconsciemment voulu : il peut être synonyme de force et donc de puissance ou bien, au contraire, être une forme de protection face à une sexualité qui fait peur (être gros pour ne pas être sexuellement désirable). Manger peut aussi correspondre à une tentative de combler certaines frustrations ou la solitude.
  • Facteurs héréditaires: quelques rares maladies génétiques comptent l’obésité parmi leurs symptômes. Par ailleurs, il peut exister une prédisposition héréditaire à l’embonpoint dont les effets peuvent être aggravés par les facteurs culturels, psychologiques et socio-économiques décrits ci-dessus.

Nous ne sommes donc pas tous égaux devant l’obésité…

S’il existe bien une « tendance » à grossir dans certaines familles, cela ne signifie pas que tous les enfants de parents en surpoids seront nécessairement des obèses. Mais ils devront sans doute y prêter plus d’attention que les autres…

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Obésité infantile : causes et remèdes

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La lutte contre l’obésité commence par la prévention dès l’enfance. Beaucoup d’enfants en surpoids deviennent des adultes obèses. Principal coupable : une mauvaise alimentation.

Beaucoup d’enfants « grignotent » chips, bonbons et autres friandises à longueur de journée… Mieux vaut privilégier les repas pris à table, en famille et qui font une large place aux fruits et légumes frais.

Les obésités héréditaires, c’est-à-dire d’origine purement génétique ou endocrinienne, sont extrêmement rares. L’enfant devient obèse parce qu’il mange trop ou mal.

La croyance populaire selon laquelle l’embonpoint est un signe de bonne santé n’a plus de fondements à l’heure actuelle. Or, beaucoup de parents continuent à penser qu’il vaut mieux avoir un bébé joufflu… Certains enfants viennent de familles de gros mangeurs où les excès de bonne chère sont encouragés et deviennent une habitude dès le plus jeune âge. Dans d’autres cas, l’obésité infantile a des racines complexes d’ordre psychologique. Par exemple, un enfant trop souvent seul peut avoir tendance à manger trop de sucreries pour tromper son ennui et pour « compenser ».

Que faire pour éviter les dérapages ?

  • Allaiter dès la naissance : l’alimentation au sein pendant les premiers mois évite d’éventuels surdosages alimentaires car un bébé ne tête que ce dont il a besoin.
  • Ne pas donner systématiquement à manger au petit enfant pour le consoler ou « pour avoir la paix ». Le cas échéant, opter plutôt pour un morceau de fruit plutôt qu’un biscuit ou un bonbon. (Plus facile à dire qu’à faire, évidemment ! Passer à côté d’un assortiment de friandises au supermarché avec un enfant de deux ans sans rien lui offrir relève de l’exploit !)
  • Éviter que l’enfant devenu plus autonome ne grignote continuellement des chips, des bonbons, des barres chocolatées et autres limonades qui apportent beaucoup de calories inutiles et créent les mauvaises habitudes (notamment l’attirance pour le goût sucré).
  • Accorder le temps nécessaire aux repas et aux collations pour ne pas favoriser chez l’enfant la tendance à avaler n’importe quoi en triple vitesse.
  • Encourager l’enfant à pratiquer un sport qui lui plaît et à jouer à l’extérieur. La vie citadine, entre quatre murs, sans opportunité de se dépenser, favorise l’excès de poids chez l’enfant.

Les enfants trop gros sont souvent malheureux : moqueries, exclusion, manque de souffle, fatigue, échec scolaire… L’obésité d’un enfant peut aussi hypothéquer gravement sa vie adulte (risque accru de maladies cardiovasculaires, diabète, problèmes d’articulations…).

Comme chez l’adulte, le traitement du surpoids et de l’obésité de l’enfant passe par le régime. Mais attention : l’enfant étant en pleine croissance, il est indispensable que ce régime soit prescrit et surveillé par un médecin compétent.  Par ailleurs, l’écoute de l’enfant est essentielle car bon nombre d’obésités infantiles sont d’origine psychologique. L’enfant doit comprendre pourquoi on le met au régime et une aide extérieure est souvent souhaitable.

Non traité, un enfant ne maigrira pas. La croyance populaire selon laquelle les choses s’arrangeront d’elles-mêmes à la puberté ne se vérifie que très rarement dans les faits.

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Obésité infantile et QI

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Des recherches récentes ont montré que l’obésité peut réduire les capacités intellectuelles des enfants et affecter leurs résultats scolaires en orthographe et en mathématiques notamment.

Les résultats scolaires des enfants peuvent être influencés par son état de santé, y compris le surpoids.

Des chercheurs de l’Université de New York et de l’Institut de Recherche en Psychiatrie Nathan Kline ont comparé les performances intellectuelles de 49 adolescents souffrant du syndrome métabolique avec un groupe témoin de 62 adolescents en bonne santé.

Le syndrome métabolique est caractérisé par une combinaison de pathologies : tension artérielle et glycémie trop élevés, excès de graisse abdominale (obésité viscérale), taux de cholestérol anormaux et résistance à l’insuline. Le syndrome métabolique constitue les prémices du diabète de type 2. Diverses études ont déjà établi un lien entre cette pathologie et les difficultés cognitives chez l’adulte.

Les résultats de leur étude montrent que les performances intellectuelles des enfants touchés par ce syndrome sont réduites dans les domaines suivants : mathématiques, orthographe, niveau d’attention et durée d’attention, et flexibilité mentale.

Les chercheurs ont également noté des différences dans la structure de l’hippocampe, la partie du cerveau qui régule l’apprentissage, la mémoire et l’émotion.

Sur base de ces résultats, ils recommandent d’associer au traitement classique de l’obésité infantile une thérapie ayant pour objectif la stimulation de la fonction cérébrale. D’autres études sont nécessaires pour déterminer si une perte de poids seule permettrait à ces enfants de retrouver une performance cognitive et une structure cérébrale normales.

L’obésité infantile constitue un problème de santé publique grandissant aux États-Unis et dans beaucoup d’autres régions du monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

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