Un bagage génétique encombrant issu du temps des famines

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

 

La sélection naturelle a favorisé les dodus et les obèses. Jouir de réserves de graisse corporellePourquoi est-ce utile de mesurer sa masse graisseuse?. Lire la suite ... » suffisantes était autrefois un atout de taille dans la lutte pour la survie.

Dame Nature a favorisé l’embonpoint. Parmi nos ancêtres lointains, seuls ont survécu les plus résistants aux famines et autres privations alimentaires. La capacité à stocker rapidement des graisses de réserve en période d’abondance et à les ménager en période de disette présentait un avantage certain dans les sociétés primitives soumises aux caprices de l'environnement : saisons trop pluvieuses, sécheresse, invasion d’insectes ravageant les récoltes, maladies… Inscrite dans les gênes, cette propension à développer des rondeurs protectrices fut transmise de génération en génération et persiste chez beaucoup d’entre nous encore aujourd’hui, au grand bonheur des marchands de régimes ! Elle expliquerait en partie l’explosion des cas d’obésité dans nos sociétés de surabondance alimentaire.

Voici les deux mécanismes complémentaires d’adaptation biologique aux famines :

  • L’organisme diminue ses besoins énergétiques pendant les périodes de privation : il s’adapte, réduit son métabolisme de base et se met à tourner à l’économie, tout en assurant le maintien des fonctions vitales. C’est aussi ce qui se passe au bout de quelques semaines de régime amaigrissant hypocalorique.
  • L’organisme constitue rapidement des réserves d’énergie (et donc de graisse) en période d’abondance alimentaire (en prévision de la prochaine famine). Malheureusement, c'est ce qui se passe souvent après un régime amaigrissant, le poids repris pouvant même dépasser le poids perdu.

Nous n’avons pas tous hérité des gênes de l’embonpoint protecteur : cela dépend des conditions de vie de nos ancêtres lointains. Les migrations, mélanges et croisements des divers groupes humains ont entraîné de grandes différences de constitution entre les individus d’une même population.

Aujourd’hui, les effets de cet héritage génétique encombrant peuvent être observés dans les populations plus homogènes, par exemple chez les Indiens Pima. Ceux-ci ont vécu en autarcie pendant 2000 ans dans le sud de l’Arizona (États-Unis), une région aride et pauvre où les privations alimentaires étaient fréquentes. Lorsqu’ils ont abandonné leur mode de vie traditionnel pour l’American way of life, tous sont devenus obèses, malgré une consommation quotidienne de caloriesFaire de la musculation peut aider à maigrir. Lire la suite ... » généralement inférieure à celle de l’Américain moyen…

Notez cependant que l’influence de l’hérédité (prépondérante selon certains scientifiques) dans le développement de l’embonpoint ne signifie pas que les habitudes alimentaires n’ont aucun rapport avec celui-ci! 

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

Laisser un commentaire