Obésité infantile et QI

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Des recherches récentes ont montré que l’obésité peut réduire les capacités intellectuelles des enfants et affecter leurs résultats scolaires en orthographe et en mathématiques notamment.

Les résultats scolaires des enfants peuvent être influencés par son état de santé, y compris le surpoids.

Des chercheurs de l’Université de New York et de l’Institut de Recherche en Psychiatrie Nathan Kline ont comparé les performances intellectuelles de 49 adolescents souffrant du syndrome métabolique avec un groupe témoin de 62 adolescents en bonne santé.

Le syndrome métabolique est caractérisé par une combinaison de pathologies : tension artérielle et glycémie trop élevés, excès de graisse abdominale (obésité viscérale), taux de cholestérol anormaux et résistance à l’insuline. Le syndrome métabolique constitue les prémices du diabète de type 2. Diverses études ont déjà établi un lien entre cette pathologie et les difficultés cognitives chez l’adulte.

Les résultats de leur étude montrent que les performances intellectuelles des enfants touchés par ce syndrome sont réduites dans les domaines suivants : mathématiques, orthographe, niveau d’attention et durée d’attention, et flexibilité mentale.

Les chercheurs ont également noté des différences dans la structure de l’hippocampe, la partie du cerveau qui régule l’apprentissage, la mémoire et l’émotion.

Sur base de ces résultats, ils recommandent d’associer au traitement classique de l’obésité infantile une thérapie ayant pour objectif la stimulation de la fonction cérébrale. D’autres études sont nécessaires pour déterminer si une perte de poids seule permettrait à ces enfants de retrouver une performance cognitive et une structure cérébrale normales.

L’obésité infantile constitue un problème de santé publique grandissant aux États-Unis et dans beaucoup d’autres régions du monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

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Surpoids et obésité infantiles : un défi majeur de santé publique

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D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, l’obésité infantile est l’un des défis de santé publique les plus graves du siècle. L’institution genevoise estime qu’il y avait près de 43 millions d’enfants en surpoids ou obèses âgés de moins de cinq ans dans le monde en 2010 et 92 millions se situaient à la limite de basculement.

Les causes principales du surpoids chez l’enfant sont une nourriture trop sucrée et trop grasse et un manque d’activité physique.

Ces chiffres sont en constante progression.  D’après les prévisions, il y aura 60 millions d’enfants de moins de cinq ans en surpoids ou obèses en 2020. Les pays en voie de développement ne sont pas épargnés.

Les causes principales sont une alimentation trop riche en calories et en matières grasses, et une dépense physique insuffisante. Diverses études tendent à démontrer que les femmes en surcharge pondérale donnent naissance à des bébés plus gros, avec une masse de graisse abdominale généralement trop importante.  Ces enfants sont susceptibles de rester en surpoids ou obèses à l’âge adulte et seront plus vulnérables aux maladies chroniques comme le diabète et certaines maladies cardiovasculaires notamment. Des études montrent le lien entre surpoids durant l’enfance ou l’adolescence et le syndrome de résistance à l’insuline qui précède l’apparition du diabète de type 2. D’autres révèlent qu’une augmentation de la masse du ventricule gauche du cœur pouvait survenir durant l’enfance ou l’adolescence en cas de surpoids; or cet état est un facteur aggravant le risque de maladies cardiovasculaires chez l’adulte.

L’obésité et le surpoids peuvent provoquer chez l’enfant un affaiblissement du système immunitaire et une plus grande vulnérabilité aux allergies. Des recherches menées conjointement par l’Université de Melbourne (Australie) et l’Université d’Umea (Suède) en 2011 ont montré que les enfants nés de femmes obèses encourent un risque plus élevé de devenir asthmatiques que les enfants nés de mères de poids normal.

Il n’existe pas de mesure simple du surpoids chez l’enfant et l’adolescent en raison des transformations liées à leur croissance. L’OMS a établi des tables présentant le rapport optimal entre l’âge et le poids, mais aussi entre l’âge et la taille, par exemple. Pour le poids, la formule de calcul usuelle de l’Indice de Masse Corporelle* est d’application aussi pour les enfants et les adolescents mais l’interprétation du résultat est plus complexe que pour les adultes. Les graphiques présentant les courbes de poids idéal selon l’âge et le sexe de l’enfant sont disponibles sur le site de l’OMS.

* poids exprimé en kg / (taille exprimé en m)²

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Grossesse : quelle est la prise de poids idéale ?

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La prise de poids maximale recommandée pendant la grossesse dépend de la masse corporelle et se situe entre 6 et 18 kilos. Quelle que soit sa prise de poids, une femme de corpulence mince aura moins de soucis à se faire pour sa ligne et perdra progressivement les kilos de la grossesse après l’accouchement.

Durant la première moitié de la grossesse, la prise de poids provient surtout de la constitution de graisses corporelles supplémentaires (voir tableau 1 ci-dessous) : après neuf mois, celles-ci constituent près du tiers de la prise de poids. La prise de poids maximale recommandée se situe entre  6 et 18 kilos selon l’Indice de Masse Corporelle (voir tableau 2. ci-dessous). Le poids idéal d’un nouveau-né se situe entre 3 et 4 kilos. La corpulence de la mère avant la grossesse détermine le poids de son enfant. Une femme forte donnera naissance à un enfant plus gros car la femme enceinte nourrit son fœtus non seulement à partir de sa propre alimentation mais également à partir de ses réserves en muscles et en graisses.

La femme qui était déjà en surpoids avant sa grossesse, celle qui n’allaite pas et celle qui est enceinte après 35 ans auront plus de difficultés à perdre les kilos de leur grossesse. D’autres facteurs peuvent également constituer des obstacles à la perte de poids comme une importante prise de poids durant une grossesse précédente ou une mauvaise hygiène de vie (manque d’exercice, alimentation déséquilibrée ou irrégulière).

Grossesse et prise de poids

(1) Origine de la prise de poids pendant la grossesse

  À mi-parcours : 4.5 mois Après 9 mois
Fœtus, placenta, liquide amniotique 720 gr 4750 gr
Seins, utérus 765 gr 1300 gr
Graisse corporelle 2000 gr 4000 gr
Sang, eau 600 gr 2450 gr
TOTAL 4085 gr 12500 gr

(2) Prise de poids idéale en fonction de l’IMC*

IMC avant la grossesse Prise de poids recommandée
< 20 Entre 12.5 et 18 kg
20 à 26 Entre 11.5 et 16 kg
26 à 29 Entre 7 et 11.5 kg
> 29 Entre 6 et 10 kg

*L’Indice de Masse Corporelle (IMC) est une mesure utilisée par les experts de la santé. Il équivaut au poids exprimé en kilos divisé par le carré de la taille exprimée en mètres (P/T2)

Source : Dr Jacques Fricker, « Le nouveau guide du bien maigrir » 

 

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