La prise de poids chez les hommes

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Jadis les hommes se préoccupaient peu de leur apparence physique et de leur poids. Ils pouvaient compter sur leur sens de l’humour, leur réussite professionnelle et leur intelligence pour séduire et conquérir. Aujourd’hui, bien que leur motivation à garder la ligne ne soit pas encore aussi forte que celle des femmes, les mentalités évoluent…

Fini le temps où les hommes ne devaient pas se préoccuper de leur apparence physique et de leur ligne en particulier pour séduire...

Fini le temps où les hommes ne devaient pas se préoccuper de leur apparence physique et de leur ligne pour séduire… Pour un homme, il est plus facile de perdre des kilos que pour une femme.

Chez les hommes, la prise de poids survient vers la trentaine quand ils s’installent dans une situation amoureuse et professionnelle stable. Plus à l’aise financièrement, ils optent pour le confort des déplacements en voiture. Terminés les longs trajets à pied ou en métro qu’il vente ou qu’il pleuve ! Les soirées ne se passent plus à faire du sport, à vadrouiller ou à courir les boîtes de nuit. Les bons petits plats « maison », les déjeuners d’affaires et à la cantine d’entreprise remplacent les repas sur le pouce ou à la cantine universitaire. Devenus papa, le jogging, le tennis ou le foot du dimanche matin sont remplacés par une promenade tranquille avec le landau. Tout cela favorise l’accumulation des kilos en trop, tout comme arrêter de fumer, divorcer ou passer d’un travail de jour à un travail de nuit. En revanche, lorsque les femmes prennent du poids à trente ans, c’est plutôt à cause des maternités. Elles sont aussi conditionnées depuis l’adolescence à surveiller leur ligne.

Les hommes ont moins de mal que les femmes à perdre du poids: il leur faudra moins d’effort pour retrouver une belle silhouette… Chez eux, les kilos superflus ont plutôt tendance à se loger sur le ventre, ce qui est aussi un avantage : lors d’un régime amaigrissant, ce sont les graisses de l’abdomen qui fondent en premier.

Les hommes n’aiment guère suivre les programmes amaigrissants directifs avec menus déterminés, pesage d’aliments, calculs de calories et lecture de revues spécialisées… La diététique les intéresse peu, leur rapport à la nourriture étant généralement moins compliqué et conflictuel. C’est pourquoi leur choix se porte plutôt sur des formules simples à mettre en œuvre, qui sont fondées sur un grand principe et ne requièrent pas d’apprentissage culinaire ou nutritionnel particulier: c’est le cas des régimes hyper protéinés ou des régimes dissociés, par exemple.

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Surpoids et obésité: les grosses pointures de la planète tirent la sonnette d’alarme

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Dans vingt ans, 60% des adultes pourraient être en surpoids. L'obésité serait devenue une pandémie mondiale, un fléau comparable au tabagisme, selon certains intervenants au Forum de Davos réunissant les dirigeants de l'élite politique et économique mondiale.

Les statistiques publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé sont pour le moins inquiétantes. Près de 1,4 milliard de personnes de plus de 20 ans sont en surpoids et au moins 2,8 millions d’adultes meurent chaque année des suites de leur excès pondéral. Plus grave : l’obésité infantile est également en nette progression. 43 millions d’enfants de moins de cinq ans sont trop gros. L'obésité infantile est associée à un risque accru de décès prématuré et de problèmes de santé potentiellement graves à l’âge adulte (diabète, problèmes cardiovasculaires, problèmes articulaires…).

L'obésité prend des allures de pandémie mondiale et requiert des actions concrètes et urgentes, selon les experts en santé et en nutrition participant à une table ronde du Forum Économique de Davos. Certains estiment même que le phénomène a des conséquences telles qu’il doit être combattu de la même manière que le tabagisme.

« Si les choses continuent ainsi, il pourrait y avoir dans 20 ans de 50 à 60% de la population mondiale adulte en surpoids », estime la doyenne de l'École Mailman de Santé publique de Columbia, Linda Fried, ajoutant que « Si le surpoids et l'obésité étaient des maladies contagieuses, on parlerait de pandémie ».

Le principal responsable de l’explosion des cas d’obésité serait l’excès de sédentarité résultant de l'urbanisation croissante dans le monde. Les Américains seraient 30% moins actifs que dans les années soixante, tandis que les Chinois seraient devenus 45% moins actifs en l’espace d’une génération à peine.

La toute-puissante industrie agro-alimentaire n’a pas été épargnée. Marc Van Ameringen, le directeur de l'Alliance mondiale pour une meilleure nutrition (GAIN), a dénoncé les pays qui, comme les États-Unis, subventionnent des secteurs alimentaires associés à la malbouffe :"Regardez tout l'argent qui va dans la production du maïs et du sirop de maïs, comparé aux subventions distribuées à la production de fruits et légumes", a-t-il commenté.

Autrefois considérés comme des problèmes propres aux pays riches, le surpoids et l’obésité se répandent comme une trainée de poudre dans les pays à faibles ou moyens revenus, surtout en milieu urbain.

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Taxer la malbouffe, une bonne idée ?

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Si la taxation de la malbouffe ne s’accompagne pas d’efforts éducatifs ciblés et d’un usage approprié des moyens qu’elle va dégager, elle a peu de chances de contribuer réellement à lutter contre le surpoids et l’obésité. La dissuasion par le prix est insuffisante et dans une certaine mesure, injuste. Un changement durable du comportement et des habitudes alimentaires nécessite une stratégie multiple.

En ces temps de crise économique aiguë, il n’est pas sûr qu’une nouvelle ponction fiscale soit populaire même si elle vise avant tout les géants de l’industrie agroalimentaire. D’après les experts, seule une taxe minimale poursuivant un objectif de santé publique clair et sans ambiguïté au bénéfice de groupes spécifiques de la population comme les enfants, a une chance d’être soutenue par l’opinion publique.

Les principaux concernés, les grands acteurs de l’industrie agroalimentaire, défendent bec et ongles le statu quo, au nom de la liberté d’entreprendre, de la liberté de choix des consommateurs, au nom du maintien de l’emploi et du refus de l’interventionnisme étatique. Les moyens financiers qu'ils mettent dans leurs campagnes de lobbying et de contre-information sont gigantesques et inatteignables pour les petits producteurs locaux de fruits, légumes et autres aliments naturels "sains". Les décideurs politiques parviendront-ils à prendre des engagements clairs et à faire preuve de fermeté et de ténacité ? Rien de moins sûr. Il a fallu des dizaines d’années pour dompter l’industrie du tabac.

Qui sera visé par une taxe sur la malbouffe?

Les consommateurs, les fabricants ou les deux ? Le consommateur ne trinque-t-il pas déjà assez comme cela ? Nous l‘avons dit, une hausse des prix à la consommation ne produira pas d’effets spectaculaires dans le comportement alimentaire. En revanche, viser principalement l’industrie agroalimentaire produirait des résultats plus probants à long terme, l’approche du bâton et de la carotte les encourageant à s'orienter vers davantage de production d’aliments sains et naturels.

Faut-il taxer la malbouffe?

Le problème du surpoids et de l’obésité est complexe et requiert des approches multiples. La taxation seule ne suffira pas. Celle-ci devrait être envisagée parallèlement à une série de restrictions sur la publicité commerciale pour les aliments transformés et les fast food et une restructuration des subventions à l’agriculture. Il ne suffit pas de chercher à réduire la consommation de malbouffe, encore faut-il promouvoir les alternatives. Cela pose la question de l’attribution des revenus d’une éventuelle taxe sur la malbouffe. L’argent récolté ne doit pas finir dans la caisse commune où il servira à boucher les trous des autres budgets ou à la construction de routes ou l’engagement de policiers, par exemple. Il doit être alloué spécifiquement et exclusivement à la lutte contre le surpoids et l’obésité: campagnes de sensibilisation et d’éducation à grande échelle dans des environnements ciblés comme les écoles, les cantines publiques, aides à l’agriculture biologique ou à la production d’aliments transformés sains…

L’impact réel d’un système de taxation des aliments malsains est relativement peu documenté actuellement. Certaines études tendent à démontrer qu’il serait inévitablement inégalitaire et affecterait surtout les catégories socio-économiques les plus pauvres de la population. Dans une étude publiée dans Public Health Nutrition en octobre 2005, des chercheurs de l’Université d’Oxford au Royaume-Uni ont estimé que la meilleure option était d’orienter les moyens tirés de cette taxe vers des actions et initiatives dans les structures collectives comme les écoles, les cantines et les lieux de travail: c’est là qu’elles auraient le plus de chances de modifier durablement les comportements alimentaires.

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