Végétarien ou végétalien ?

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Le végétarien ne consomme ni viande, ni poisson, ni volaille. L’alimentation végétarienne autorise donc les œufs et les produits laitiers, contrairement au régime « végétalien » ou « végan » qui est composé exclusivement de produits végétaux. 

Un régime vegan ou végétalien exclut tout produit d’origine animale et en particulier les oeufs et le lait et leurs dérivés.

En outre, le véritable végétalien n’utilise aucun produit dérivé d’animaux : ni laine, ni soie, ni cuir. Certains nutritionnistes estiment qu’une alimentation strictement végétalienne comporte des risques pour la santé en raison de carences qu’elle entraînerait, notamment en vitamine D et B, en fer, en calcium, en iode et en zinc. Les végétaliens peuvent cependant éviter ce genre de problème en prêtant une attention toute particulière à l’apport nutritionnel de leur alimentation et en prenant éventuellement des compléments alimentaires.

Notons d’autres variantes: l’ovo-végétarien mange des œufs mais pas de produits laitiers alors que certaines personnes qui se disent végétariennes consomment quand même du poisson, des fruits de mer ou des insectes.

Saviez-vous que Léonard da Vinci, Gustave Flaubert, Leo Tolstoï, Franz Kafka, Mahatma Gandhi et Albert Einstein étaient d’ardents défenseurs du végétarisme ? Parmi les célébrités végétariennes d’aujourd’hui notons Al Gore, Bill Clinton, Steve Jobs, Johnny Depp, Penelope Cruz, Kate Winslet, Leonardo di Caprio, Nathalie Baye, Melanie Griffith, Fiona Apple, Alanis Morissette, Natalie Portman et Suzanne Vega.

Le choix de passer à un régime alimentaire végétarien de manière définitive est généralement motivé par des raisons d’ordre éthique, spirituel, médical ou même parfois simplement phobique.

Alimentation végétarienne, santé et écologie 

Le développement et la diffusion de plus en plus importante de recettes végétariennes s’inscrit dans la tendance contemporaine du « manger sain ». Outre les problèmes de santé qui peuvent découler de la surconsommation de viande (notamment les maladies cardiovasculaires et les problèmes de surpoids), et les questions d’ordre éthique que posent l’élevage, le transport et l’abattage « industriel » des animaux de boucherie, les mouvements écologistes ont mis en lumière l’impact négatif pour l’environnement de l’élevage d’animaux à grande échelle (gaz à effet de serre, pollution des nappes phréatiques…). Par ailleurs, la surpêche et les techniques de pêche industrielle vident peu à peu les mers et les océans de la planète, et menacent le développement durable et la survie de peuples vivant de la pêche traditionnelle.

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Régimes amaigrissants: les miroirs aux alouettes

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Maigrir et, surtout, ne plus regrossir, c’est bien plus facile à dire qu'à faire ! Il n'y a pas de miracle : pour perdre du poids, il faut passer par le régime et pas par n'importe quel régime…

Ces dernières décennies, un nombre impressionnant de régimes – dont certains plutôt farfelus – ont été proposés au public. Des tas de nouveaux livres scientifiques ou pseudo-scientifiques sont publiés chaque année : beaucoup sont des bestsellers. À l'approche des vacances d'été ou après les fêtes de fin d’année, chaque revue propose son programme minceur. Les régimes et produits de régime font aussi les choux gras d’innombrables sites de vente en ligne. Que faut-il en penser ?

Certains de ces régimes à la mode donnent parfois des résultats spectaculaires, mais ils présentent deux inconvénients majeurs : d'une part, ils sont potentiellement dangereux pour la santé et, d'autre part, les résultats obtenus sont rarement durables et, dès l'arrêt du régime, les kilos perdus reviennent au grand galop.

  • Les régimes pauvres en hydrates de carbone, tels les régimes Atkins, Scarsdale et Dukan sont peu recommandables car ils sont déséquilibrés. Outre certaines carences nutritionnelles, ils entraînent généralement fatigue et nervosité.
  • Les régimes dissociés préconisés notamment par Montignac et Shelton (on mange de tout mais pas en même temps) sont difficiles à suivre, déséquilibrés à long terme et d'une efficacité souvent éphémère. 
  • Les régimes pauvres en graisse peuvent être utiles et efficaces mais ils doivent être strictement contrôlés pour éviter une carence en acides gras essentiels et en vitamines liposolubles, qui peut s'avérer dramatique. Par ailleurs, l'organisme s'adapte vite et, dès la reprise d’alimentation normale, il se mettra à restocker des graisses en prévision de la cure amaigrissante suivante… C’est la spirale infernale et le yo-yo garanti : les régimes devront être de plus en plus prolongés et rapprochés.
  • Les régimes de jeûne protidique ou régimes hyperprotéinés consistant en l'absorption de protéines uniquement, que ce soit sous forme d'aliments riches en protéines maigres (viandes maigres, poissons, produits laitiers maigres, œufs…) ou de préparations pharmaceutiques (poudres hyperprotéinées) ne sont recommandables qu’en cas d'obésité majeure, associée à des complications médicales importantes. Surtout, ils doivent être limités dans le temps et se dérouler sous surveillance médicale stricte en raison des complications qu’ils peuvent entraîner (problèmes psychiatriques, troubles du rythme cardiaque, problèmes aux reins, hypokaliémie, goutte, perte de cheveux, troubles du cycle menstruel…). Les régimes type Dukan utilisent la formule du jeune protidique comme « phase d’attaque » notamment.
  • Les régimes de jeûne complet sont dommageables pour l'organisme car après un ou deux jours il y a, certes, perte rapide de kilos, mais cette perte s'accompagne généralement du risque d'anémie et de fonte musculaire. En revanche, les cures de jeûne d'un jour par semaine sont moins dangereuses. A noter que le jeûne d’un repas sur deux aura l'effet inverse de celui souhaité : il vous fera grossir. La sensation de faim augmente en sautant un repas et le suivant risque de prendre sa revanche. Seul le jeûne du soir (passer le dîner) est recommandable.
  • Les régimes de jeûne glucidique (régime Hollywood, régime ananas, cure de raisins) conseillent de ne consommer que des glucides. Ces régimes sont fortement carencés en protéines et en lipides. Ils sont donc dangereux et font perdre surtout de la masse musculaire.
  • Les régimes végétaliens (absence de viande, d’œufs et de produits laitiers), le fruitarisme (fruits et noix uniquement) ainsi que le régime zen macrobiotique (basé essentiellement sur les céréales complètes) peuvent s'avérer déséquilibrés et causer des anémies associées à une déficience en fer et/ou en vitamine B12. En revanche, un régime végétarien équilibré peut s’avérer bénéfique et utile pour maigrir.
  • Les régimes du genre « starch blockers » basés sur un seul aliment sont très dangereusement déséquilibrés : contrairement aux affirmations des marchands de ce type de cure, aucun produit, aucune plante, aucun complément alimentaire ne fera jamais « fondre les graisses »…
  • L’ « instinctothérapie », qui consiste à laisser l'adepte choisir selon son instinct les aliments crus dont il désire se nourrir, est marginale, difficile à adopter et déconseillée en raison du risque de carences en protides, en fer et en calcium. Le régime Allen Carr pourrait être classé dans cette catégorie. 
  • En revanche, le « crudivorisme » qui privilégie la consommation d’aliments crus, peut être bénéfique, pourvu que l’on soit attentif à la variété des menus. Cette école fait une large place aux « smoothies » et autres compotes préparées « à froid » avec des fruits, des légumes, des graines et des noix notamment. Le poisson et la viande sont également consommés crus et doivent donc être de qualité et de fraîcheur irréprochables : à noter que certains modes de préparation comme les marinades, par exemple, permettent de les cuire « à froid ».
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