Le régime paléolithique: ni céréales ni laitages

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Le « régime paléo » appelé aussi régime de l’Âge de Pierre ou encore régime de l’Homme des Cavernes est une forme de low carb diet qui exclut tout produit issu de près ou de loin de l’agriculture.

Au Paléolithique, les hommes se nourrissaient entre autres de bourgeons, jeunes feuilles et racines. Les insectes et les larves étaient également au menu...(photo: Sharon Mollerus)

Au Paléolithique, les hommes se nourrissaient entre autres de bourgeons, de feuilles et de racines. Insectes et larves étaient également au menu…(photo: Sharon Mollerus)

Le principe du régime paléo est de s’alimenter comme nos lointains ancêtres du Paléolithique, les chasseurs-cueilleurs, qui vivaient de la chasse, de la pêche et de la cueillette de végétaux disponibles dans la nature (non cultivés). L’alimentation de l’homme du Paléolithique était composée de fruits sucrés et baies, pousses, bourgeons, fleurs et jeunes feuilles, viandes, moelle osseuse, organes animaux, poissons et crustacés, insectes, larves, œufs, racines, bulbes, oléagineux et graines. La plupart de ces aliments étaient consommés crus.

La caractéristique fondamentale de ce régime est qu’il exclut les céréales et les produits laitiers. En effet, le régime paléo exclut tout ce qui peut être associé de près ou de loin à l’agriculture, qui n’existait pas à l’Âge de la Pierre. Il exclut aussi le sel et le sucre raffinés et les huiles végétales. Par déduction, ce régime exclut aussi tout produit préparé par l’industrie agroalimentaire (conserves, biscuits et autres produits secs, plats préparés,…) et la malbouffe ou junk food  (burgers, frites, chips…).

L’hypothèse formulée par de nombreux chercheurs ayant travaillé sur ce sujet est la suivante: à l’échelle de l’évolution humaine, les changements alimentaires intervenus au Néolithique (-10 000 ans), principalement l’apparition des laitages et des céréales, sont extrêmement récents. Si l’on prend l’exemple de l’année civile de 365 jours, c’est comme si l’agriculture avait commencé le dernier jour, soit le 31 décembre vers 13 heures… L’homme n’a pas eu le temps de s’adapter à ces nouveaux modes d’alimentation, ce qui aurait un impact néfaste sur sa santé.

Certes, les hommes des cavernes ne souffraient sans doute pas des diverses maladies qui nous accablent aujourd’hui ni à fortiori de problèmes de surpoids et d’obésité, en raison de leur mode de vie et de leur alimentation: à l’Âge de la Pierre, l’on mourrait plus souvent dévoré par une bête sauvage que du diabète ou d’une maladie cardiovasculaire…!

Notons que le régime paléo peut être classé comme régime pauvre en hydrates de carbone ou low carb diet, pourvu que l’on n’abuse pas de certains fruits à index glycémique élevé comme les bananes, les raisins ou les figues. Le régime paléolithique est également un régime sans gluten puisqu’il exclut les céréales et tous les aliments qui en contiennent.

Combiné avec un programme d’activité physique modéré, le régime paléo permettrait de perdre du poids puis de maintenir son poids d’équilibre, tout en fortifiant et en développant ses muscles. Relativement riche en graisses, il contribuerait à la bonne santé des cellules et en particulier, des cellules du cerveau. Une place importante étant accordée aux fruits et légumes frais, il permettrait de garantir un apport plus que suffisant en vitamines, minéraux et oligoéléments. Enfin, le régime paléo boosterait les performances intellectuelles et physiques et même la libido…

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Comment éviter une acidification du sang ?

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Céréales, sel, sucre, viande, fromages et autres protéines animales ont tendance à acidifier le sang. Le régime alcalin, qui fait la part belle aux légumes et aux fruits, vise à rétablir un meilleur équilibre.

Contrairement aux félins, nous ne somme pas équipés pour digérer de grandes quantités de viande

Contrairement aux félins, nous ne somme pas équipés pour digérer de grandes quantités de viande (photo: léopard des neiges par Tambako The Jaguar)

Le régime moderne est acidifiant alors que le régime préagricole ou préhistorique était alcalinisant (chasseurs-cueilleurs). Les céréales, les laitages, le sel et le sucre, qui sont tous des aliments apparus au néolithique, acidifient le sang. Les céréales seules sont responsables d’environ 40% de la charge acide libérée par l’alimentation moderne. Certains spécialistes recommandent de remplacer autant que possible les céréales par des noix, des fruits, des légumes et des haricots.

La surconsommation de viande rouge ou blanche et de fromages fermentés est particulièrement néfaste. Les protéines animales renferment du chlore, du soufre et du phosphore. Lorsqu’elles sont métabolisées, elles génèrent de l’acide chlorhydrique, sulfurique et phosphorique, mais surtout, de l’acide urique. Contrairement à l’organisme des carnivores, l’organisme humain ne produit pas d’urase, cette enzyme essentielle pour traiter l’acide urique. En outre, l’être humain possède des intestins d’herbivore, d’une longueur moyenne de 7 mètres, alors que ceux des carnivores font moins de 2 mètres, ce qui permet d’expulser rapidement les déchets de digestion, avant qu’ils ne deviennent toxiques. C’est bien pour cela que les régimes de type hyperprotéiné peuvent être dangereux pour la santé.

Une portion raisonnable* d’une protéine animale par jour est suffisante pour rester en bonne santé, c’est-à-dire une portion de viande ou de poisson ou de fromage ou d’œufs, pas plus.

Le caractère acide ou alcalin des aliments est donné par l’indice PRAL. Les aliments dont l’Indice PRAL est positif ont un effet acidifiant, donc potentiellement néfaste.

Par ailleurs, notons qu’en complément d’une alimentation plus alcaline, il est recommandé de pratiquer une activité physique régulièrement pour booster le métabolisme et éliminer l’excès d’acidité. Le stress, le surmenage et les insomnies ont aussi tendance à faire grimper le taux d’acidité sanguin : diverses solutions naturelles existent pour contrer ces maux de la civilisation.

* Il est généralement recommandé de consommer 1 gr de protéines par kilo de poids corporel par jour.

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Retour au régime alimentaire des chasseurs-cueilleurs ?

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Notre patrimoine génétique n’est pas adapté à l’alimentation d’aujourd’hui. Les premiers Homo Sapiens ne connaissaient pas les farines, le sucre et les produits laitiers. Il mangeait surtout des légumes et un peu de protéines animales.

Un bol de céréales sucrées arrosées de lait au petit déjeuner est-ce réellement bon pour la santé?

Un bol de céréales sucrées arrosées de lait au petit déjeuner est-ce réellement bon pour la santé? Pas si sûr…

Physiologiquement nous sommes toujours adaptés au mode alimentaire de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs du Paléolithique. Nos gênes, pour la plupart identiques à ceux des premiers Homo Sapiens apparus il y a environ 200 000 ans, ne reconnaissent pas la grande majorité des calories que nous consommons.

Les études paléontologiques ont démontré que nos ancêtres étaient omnivores mais avec une nette tendance pour une alimentation végétale composée de fruits sauvages, noix, racines, feuilles et autres légumes comestibles disponibles dans la nature, les protéines animales (viande, poisson, œufs) n’étant consommées qu’occasionnellement, lorsqu’elles étaient disponibles (chasse ou pêche fructueuse, découverte d’un nid plein d’œufs). Encore aujourd’hui, l’humain possède des intestins d’herbivore, d’une longueur moyenne de 7 mètres, alors que ceux des carnivores font moins de 2 mètres.

Avec le développement de l’agriculture aux alentours de 10 000 ans avant notre ère, le régime alimentaire a intégré les céréales, qui étaient mangées sous forme de bouillies, pains et galettes. Les céréales ont pris une place de plus en plus importante au cours des siècles suivants. Puis apparurent le lait et les produits laitiers.

Avec le développement économique et celui de l’industrie agro-alimentaire des dernières décennies, la consommation de viande, de produits laitiers, de farines et de sucre explosa véritablement. Quelle conclusion faut-il en tirer ? Malgré les milliers d’années qui nous séparent des premiers Homo Sapiens, notre système digestif reste conçu pour un bol alimentaire composé majoritairement de légumes, noix et fruits, d’un peu de viande, de poisson et d’œufs, et ne comportant quasiment pas les trois types de produits hyper consommés aujourd’hui : le sucre et les farines raffinées, le lait et les produits laitiers. Certains experts vont jusqu’à affirmer que 80% de notre nourriture nous procure des sources de calories qui n’existaient pas à l’époque où notre patrimoine génétique s’est constitué. Pas étonnant alors que nous souffrions tant de toutes sortes de problèmes de santé et de surpoids…

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