Le soja : un aliment-remède aux vertus multiples

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Le soja ou soya, aussi appelé « haricot d’Asie », est un aliment complet et très digeste fournissant une quantité remarquable de protéines, vitamines, oligoéléments et autres substances utiles pour la santé.

Le soja ou soya est un concentré de protéines, vitamines et autres nutriments essentiels!

Le soja ou soya est un concentré de protéines, vitamines et autres nutriments essentiels!

Indiqué dans la prévention des maladies cardiovasculaires et de la déminéralisation dentaire et osseuse, le soja serait aussi très bénéfique en cas de nervosité, de stress et de surmenage. Les isoflavones extraites du soja renferment des phytœstrogènes ou « œstrogènes alimentaires » qui agissent dans l’organisme à la manière des hormones naturelles, les œstrogènes, et sont réputées efficaces pour réduire certains symptômes de la ménopause et le risque de cancer du sein.

En grains ou en farine, le soja se prête aux préparations les plus variées et de nombreux produits dérivés du soja sont disponibles en grande surface : tofu, tempeh, lait de soja, yaourt et crème de soja, ainsi que diverses préparations imitant la viande (steaks, hamburgers et autres saucisses végétales à base de soja). Ces aliments à base de soja existent généralement aussi en version « bio ».

La graine de soja fournit entre 12 à 25% d’huile. Celle-ci est composée à 85% de « bons » acides gras non saturés : acides gras mono-insaturés (25 à 35% d’acide oléique) et poly-instaurés (40 à 50% d’acide linoléique). C’est aussi une très bonne source de sels minéraux (magnésium, calcium, fer, phosphore, potassium, sodium, soufre) et de vitamines essentielles (A, B1, B9, D, E, F). La lécithine présente en quantité non négligeable dans le soja joue un rôle bénéfique au niveau du cerveau où elle constitue le précurseur d’un neurotransmetteur impliqué dans la mémoire.L’une des caractéristiques les plus remarquables du soja est sans doute sa richesse en protéines, ce qui en fait un aliment constructeur de premier ordre. En effet, les protéines assurent la croissance et le renouvellement cellulaires et sont donc indispensables à la vie. Le soja contient environ 40% de protides contre 15 à 20% pour la viande. En outre, les protides du soja renferment les huit acides aminés dits « essentiels » en proportion presque parfaite. Ces acides aminés sont indispensables car l’organisme ne peut les synthétiser lui-même.

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Ménopause : les traitements hormonaux de substitution

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L’ampleur des symptômes de la ménopause varient d’une femme à l’autre. Un traitement personnalisé à base d’hormones de substitution permet de limiter les dégâts mais les résultats seraient variables et il y aurait certains risques. 

Les traitements hormonaux de substitution semblent avoir plus d'inconvénients que d'avantages...

Les traitements hormonaux de substitution semblent avoir plus d’inconvénients que d’avantages… Des alternatives plus naturelles existent.

L’objectif d’un traitement hormonal de substitution (THS) est de compenser l’effondrement des taux d’hormones sexuelles (progestérone et œstrogènes) qui survient à la ménopause. Les hormones de substitution les plus fréquemment prescrites sont un mélange d’œstrogènes équins (obtenus à partir de l’urine de jument fécondée) et de progestatifs synthétiques. Leur choix, leur dosage et leur posologie sont fondamentaux pour réduire les risques sanitaires éventuels et éviter les dérapages du poids corporel.

De très nombreuses études ont évalué les effets nocifs à long terme des ce type de traitement et leurs résultats tendent à converger sur un certains nombre de points. Par exemple, la prise d’hormones de substitution pourrait avoir certains effets bénéfiques contre le vieillissement musculaire et le cholestérol. Cependant, celle-ci pourrait aussi accroître le risque de thrombophlébites, d’embolies pulmonaires, de maladies cardiovasculaires et de cancer du sein et de l’utérus. Par ailleurs, les hormones de substitution n’offriraient qu’une protection réduite contre l’ostéoporose et le cancer du colon.

Pour réduire les risques et les effets potentiellement nocifs des traitements hormonaux de substitution, l’industrie pharmaceutique a développé des alternatives aux pilules et produits injectables : les suppositoires, les implants sous-cutanés, les patches et les gels permettraient d’administrer la substance active de façon plus localisée, de réduire les dosages et de maintenir des niveaux plus stables d’hormones dans le sang (moins nocifs que les pics cycliques). Ces solutions innovantes permettraient aussi de réduire les effets secondaires, qui sont nombreux : maux de tête, ballonnements, crampes d’estomac, diarrhée, modification de l’appétit, prise de poids, nervosité, acné, taches brunes sur la peau, rétention d’eau et gonflement des jambes, des pieds et des mains, et sécheresse des yeux (difficulté à porter des lentilles de contact).

Existe-t-il d’autres solutions de remplacement des hormones sexuelles?
Les phytœstrogènes, qui sont des substances végétales analogues aux oestrogènes, constitueraient une alternative crédible aux traitements hormonaux de substitution classiques.  En préménopause, elles permettraient d’allonger la durée du cycle menstruel, ce qui est directement associé à une réduction du risque de cancer du sein. Pendant la ménopause, elles permettraient entre autres de préserver les os, de contrôler les bouffées de chaleur et d’améliorer la flore vaginale.

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Combattre les symptômes de la ménopause grâce aux phytœstrogènes

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Les phytœstrogènes, substances végétales analogues aux œstrogènes, aideraient à combattre les effets à court terme de la ménopause : bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, masculinisation de la silhouette, prise de poids, tendance à la déprime… Elles permettraient aussi de réduire ses effets à long terme comme l’accélération du vieillissement cellulaire, l’augmentation des risques cardiovasculaires et l’ostéoporose. 

La cuisine asiatique riche en soja et ses dérivés comme le tofu est une bonne source de phytœstrogènes.

La cuisine asiatique riche en soja et ses dérivés comme le tofu est une bonne source de phytœstrogènes.

Les phytœstrogènes possèdent des propriétés paradoxales. Ces hormones d’origine alimentaire agissent de la même manière que les hormones du métabolisme humain, ce qui explique qu’elles puissent réduire dans la plupart des cas les bouffées de chaleur, relancer la lubrification du vagin et à plus long terme, freiner la déminéralisation des vertèbres. Mais en même temps, elles entrent en compétition avec les hormones classiques, ce qui explique leur action protectrice contre le cancer du sein durant la préménopause.

Les phytœstrogènes sont de puissants antioxydants dont l’action anti-âge serait plus marquée que celle des traitements hormonaux de substitution (THS). Contrairement aux THS, ces substances végétales diminueraient les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer du sein. Certaines études démontrent qu’une prise régulière permet aussi d’éviter la prise de poids associée à la ménopause. En revanche, leur capacité à atténuer certains signes aigus de la ménopause comme les bouffées de chaleur serait moins spectaculaire.

Chez les femmes asiatiques, il est remarquable de constater les effets bénéfiques d’une alimentation naturellement riche en phytœstrogènes. Le soja en particulier constitue une excellente source de cette substance (il y en a d’autres, comme les graines de lin, par exemple). Des études montrent que le taux de cancer du sein et la fréquence de l’ostéoporose sont nettement inférieurs dans les pays où une quantité importante de soja est consommée tout au long de la vie. C’est pourquoi il est conseillé de ne pas attendre d’atteindre la cinquantaine pour en consommer autant que possible sous ses formes multiples : les graines (les pousses n’ont quasi aucune valeur nutritive), le lait et le yaourt de soja, le tofu ainsi que tous les autres produits dérivés de ce végétal aux propriétés réellement intéressantes. Car cet aliment apporte également beaucoup de protéines de bonne qualité, du magnésium (minéral indispensable pour conserver la ligne et se débarrasser des kilos superflus), des acides gras essentiels et d’autres « bons » lipides comme les lécithines aux effets cardiovasculaires et cérébraux positifs.

Quelle quantité de soja faut-il consommer pour contrecarrer les effets de la ménopause?
Toute la difficulté est là. Idéalement, il faudrait commencer dès la puberté à consommer des produits à base de soja au moins une fois par jour et enrichir son alimentation en légumes secs et en céréales complètes, qui fournissent aussi des phytoestrogènes. Évidemment, il n’est jamais trop tard pour prendre de bonnes habitudes, mais l’impact ne sera pas le même.

Les isoflavones de soja disponibles sous forme de complément alimentaire constituent une bonne source alternative de phytœstrogènes. Ce type de produit permet d’augmenter les dosages plus aisément. En effet, certains nutritionnistes estiment qu’il faudrait consommer environ 200 gr de tofu chaque jour pour contrecarrer les effets de la ménopause, ce qui équivaut à 100 mg d’isoflavones de soja.

Pour plus d’information à propos des isoflavones de soja, n’hésitez pas à consultez votre médecin ou gynécologue ou bien un naturopathe.

Sources: « Le Guide Familial des Aliments Soigneurs », Dr Jean-Paul Curtay et Dr Rose Razafimbelo (Poche) et « Je ne sais pas maigrir », Dr Pierre Dukan (Flammarion)

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