Surpoids et obésité infantiles : un défi majeur de santé publique

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D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, l’obésité infantile est l’un des défis de santé publique les plus graves du siècle. L’institution genevoise estime qu’il y avait près de 43 millions d’enfants en surpoids ou obèses âgés de moins de cinq ans dans le monde en 2010 et 92 millions se situaient à la limite de basculement.

Les causes principales du surpoids chez l’enfant sont une nourriture trop sucrée et trop grasse et un manque d’activité physique.

Ces chiffres sont en constante progression.  D’après les prévisions, il y aura 60 millions d’enfants de moins de cinq ans en surpoids ou obèses en 2020. Les pays en voie de développement ne sont pas épargnés.

Les causes principales sont une alimentation trop riche en calories et en matières grasses, et une dépense physique insuffisante. Diverses études tendent à démontrer que les femmes en surcharge pondérale donnent naissance à des bébés plus gros, avec une masse de graisse abdominale généralement trop importante.  Ces enfants sont susceptibles de rester en surpoids ou obèses à l’âge adulte et seront plus vulnérables aux maladies chroniques comme le diabète et certaines maladies cardiovasculaires notamment. Des études montrent le lien entre surpoids durant l’enfance ou l’adolescence et le syndrome de résistance à l’insuline qui précède l’apparition du diabète de type 2. D’autres révèlent qu’une augmentation de la masse du ventricule gauche du cœur pouvait survenir durant l’enfance ou l’adolescence en cas de surpoids; or cet état est un facteur aggravant le risque de maladies cardiovasculaires chez l’adulte.

L’obésité et le surpoids peuvent provoquer chez l’enfant un affaiblissement du système immunitaire et une plus grande vulnérabilité aux allergies. Des recherches menées conjointement par l’Université de Melbourne (Australie) et l’Université d’Umea (Suède) en 2011 ont montré que les enfants nés de femmes obèses encourent un risque plus élevé de devenir asthmatiques que les enfants nés de mères de poids normal.

Il n’existe pas de mesure simple du surpoids chez l’enfant et l’adolescent en raison des transformations liées à leur croissance. L’OMS a établi des tables présentant le rapport optimal entre l’âge et le poids, mais aussi entre l’âge et la taille, par exemple. Pour le poids, la formule de calcul usuelle de l’Indice de Masse Corporelle* est d’application aussi pour les enfants et les adolescents mais l’interprétation du résultat est plus complexe que pour les adultes. Les graphiques présentant les courbes de poids idéal selon l’âge et le sexe de l’enfant sont disponibles sur le site de l’OMS.

* poids exprimé en kg / (taille exprimé en m)²

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Le surpoids nuit à la santé! Bien plus qu’un simple slogan…

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Hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, angine de poitrine, hypertrophie cardiaque, syndrome de la mort subite, embolies… Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde et sont à l’origine de 30% de tous les décès. Le surpoids peut favoriser ou accélérer leur apparition.

L’Indice de Masse Corporelle ou IMC permet de déterminer si une personne est en surpoids ou obèse.

L’Indice de Masse Corporelle ou IMC permet de déterminer si une personne est en surpoids ou obèse.

La cause la plus fréquente d’accidents cardiaques et vasculaires cérébraux est l’amas de dépôts graisseux (excès de cholestérol) sur les parois des vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur ou le cerveau (athérosclérose). D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, 80% des maladies coronariennes et cérébrovasculaires sont causées par une mauvaise alimentation, le manque d’exercice physique et le tabagisme. Le surpoids constitue un facteur aggravant. Par ailleurs, des recherches récentes ont permis de mettre en lumière le lien entre l’obésité et certaines anomalies dans la structure, la taille et le rythme des contractions du cœur.

Le surpoids peut aussi déclencher ou aggraver un certain nombre de troubles respiratoires tels l’apnée du sommeil (arrêts respiratoires nocturnes) ou le syndrome de Pickwick (endormissement en plein jour) et provoquer certaines complications en cours d’opération chirurgicale (risques liés à l’anesthésie, par exemple).

Plus la surcharge pondérale est importante, plus le risque de contracter un diabète de type 2 est élevé. Aujourd’hui, le nombre de diabétiques dans le monde s’est accru de manière exponentielle: d’après l’OMS, 346 millions de personnes étaient atteintes par cette maladie en 2011. 90% d’entre elles souffraient d’un diabète de type 2.

Le surpoids peut avoir une incidence non négligeable sur la mobilité (arthrose, fractures, usure prématurée des articulations) et aggraver des troubles staturaux préexistants (scolioses). Les personnes trop lourdes ont généralement besoin d’implants orthopédiques à un plus jeune âge. Par ailleurs, la surcharge pondérale peut être à l’origine de certaines complications en chirurgie orthopédique, notamment d’infections, de caillots sanguins ou de dislocations prématurées des prothèses. Souvent, une période de réadaptation plus longue sera nécessaire.

Le lien entre obésité et certains types de cancer a été établi scientifiquement, en particulier, le cancer du pancréas, le cancer du côlon, le cancer de l’utérus et des ovaires et le cancer du sein. Des études ont démontré que les femmes obèses courent un risque plus important de contracter un cancer du sein et à un plus jeune âge, que les femmes de poids normal.  En outre, diverses complications durant la grossesse (prolongation de la durée de l’accouchement, césarienne, bébé trop gros…) peuvent résulter du surpoids, ainsi que certains troubles gynécologiques tels l’irrégularité des règles, la stérilité ou le syndrome des ovaires polykystiques.

Le surpoids peut aussi causer un excès d’acide urique, la goutte, les calculs rénaux et les coliques néphrétiques, ainsi que divers troubles digestifs plus ou moins graves (calculs de la vésicule, foie graisseux, hernie hiatale) et problèmes de peau tels l’hirsutisme (excès de pilosité), les vergetures, les varices, la cellulite, l’intertrigo et d’autres lésions de la peau…

Enfin, il ne faut pas sous-estimer les problèmes psychiques et sociaux résultant du surpoids surtout s’il est important : anxiété, autodépréciation, mauvaise image du corps, dépression, discrimination professionnelle, isolement social…

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Qu’est-ce la chirurgie bariatrique et à qui s’adresse-t-elle ?

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Obtenir un amaigrissement en réduisant la capacité du système digestif et l’absorption quotidienne de calories, voilà l’objectif de la chirurgie bariatrique.

chirurgie pour maigrirCette forme de chirurgie qui s’adresse aux personnes souffrant d’obésité majeure dite « morbide » est généralement très efficace : elle permet une réduction importante du poids corporel (jusqu’à 40%) nécessitant d’ailleurs souvent une intervention ultérieure en chirurgie plastique (plastie abdominale notamment, pour éliminer la peau superflue et remodeler l’abdomen). Une récidive de l’obésité est constatée dans moins d’un cas sur dix. En outre, l’amaigrissement s’accompagne d’une réduction de l’hypertension artérielle et du taux de mauvais cholestérol et, dans 75% des cas, d’une guérison du diabète.

Deux types d’intervention sont pratiqués :

  • Le placement d’un anneau gastrique ou gastroplastie (gastric banding): le chirurgien réduit le volume de l’estomac et/ou la vitesse de vidange de l’estomac. L’effet de cette intervention est d’accélérer l’apparition de la sensation de satiété et donc la réduction des quantités d’aliments consommés.
  • Le pontage gastrique (gastric bypass surgery) : dans cette technique mixte, le chirurgien combine la réduction gastrique avec un pontage entre l’estomac et le milieu de l’intestin, réduisant ainsi le parcours des aliments dans le tube digestif et de ce fait, l’absorption des éléments nutritifs. Les études montrent que cette technique mixte est plus efficace que le seul placement d’un anneau gastrique.

La technique classique pratiquée par incision relativement longue dans la paroi abdominale (laparotomie) fait place aujourd’hui à une technique mini-invasive plus avancée (laparoscopie): un système de visualisation miniaturisé et des instruments chirurgicaux très fins sont introduits via une mini incision dans l’ombilic, ainsi que du gaz carbonique qui soulève la paroi abdominale et ainsi « fait de la place » pour les gestes chirurgicaux.

D’après une étude comparative récente réalisée au Centre Médical de l’Université de Stanford et publiée dans Archives of Surgery, la technique laparoscopique (ou mini-invasive) présenterait des avantages indéniables : elle réduirait les risques liés à l’opération (arythmies, hémorragies, infections…) ainsi que la durée de l’hospitalisation et les coûts qui lui sont associés. Les chercheurs ont tiré cette conclusion sur base de l’étude de 156.271 cas de pontage gastrique réalisés sur l’ensemble du territoire américain entre 2005 et 2007, dont 41.094 ont été réalisés selon la procédure classique (laparotomie).   

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