Traiter la dépression saisonnière et la prise de poids qui lui est souvent associée par la luminothérapie

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

Pratiquée en institut ou à domicile, la luminothérapie ou luxthérapie aide à combattre divers problèmes de santé et d’humeur liés au manque de lumière caractéristique de l’automne et de l’hiver : dépression, irritabilité, fatigue chronique, insomnies, boulimie et grignotage saisonniers…

Chez les femmes en particulier, le manque de luminosité caractéristique des hivers du nord de l'Europe peut provoquer dépression et dérèglement du comportement alimentaire...

Chez les femmes en particulier, le manque de luminosité caractéristique des hivers du nord de l’Europe peut provoquer dépression et dérèglement du comportement alimentaire…

Ce sont surtout les femmes de quarante ans et plus qui souffrent du manque de lumière qui survient pendant l’automne et l’hiver. Les envies irrépressibles d’aliments gras ou sucrés et le grignotage entre les repas ou devant la télévision provoquent chez elles une prise de poids pouvant atteindre cinq kilos, voire davantage. Ce dérèglement du comportement alimentaire cesse petit à petit à mesure que les journées s’allongent ou de manière brutale lors d’un départ en vacances d’hiver au soleil ou aux sports d’hiver. A la longue, cette tendance récurrente peut avoir un impact non-négligeable sur le poids.

La luminothérapie ou luxthérapie consiste à exposer les yeux à une lumière artificielle blanche intense qui ressemble à la lumière du soleil, tout en étant dépourvue de rayons nocifs. Certains instituts spécialisés dans cette forme de thérapie proposent des séances allant d’une demi-heure à deux heures par jour pendant huit à dix jours. Les résultats seraient probants, au grand soulagement de la patiente comme de son entourage… ! L’humeur s’améliore et les grignotages compulsifs et autres razzias nocturnes sur le frigidaire cessent. La luminothérapie peut aussi aider à soigner les insomnies, la fatigue chronique, les dérèglements des rythmes biologiques (travail nocturne, décalages horaires…) et certains troubles féminins (syndrome prémenstruel, dépression post-natale…). Elle peut être pratiquée à domicile : l’on s’expose pendant un certain temps chaque jour à la lumière d’une lampe spéciale (tout en lisant ou en travaillant, par exemple), et/ou à la lumière d’un simulateur d’aube programmable, qui reproduit les conditions d’un lever du jour. Sachez toutefois que l’exposition aux lampes (luxthérapie, banc solaire, …) est contrindiquée en cas de maladies ou de sensibilité des yeux ou de la peau.

La luxopuncture, qui est une technique apparentée à la luminothérapie, est basée sur la stimulation des terminaisons nerveuses (points d’acupuncture) au moyen d’un stylet à rayonnement infrarouge: il s’agit d’une forme de réflexothérapie connue surtout pour les bons résultats obtenus en matière de sevrage tabagique. La luxopuncture est également recommandée comme adjuvant à la perte de poids (associée à un régime amaigrissant), pour rajeunir le visage et pour traiter les troubles du sommeil et les symptômes de la ménopause.

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

Le manque de sommeil rendrait la malbouffe plus alléchante

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

D’après une étude américaine, dormir trop peu donne envie de manger trop gras, trop sucré et trop salé et favorise donc la prise de poids.

Bien dormir, c'est bon pour la santé et pour la ligne. Le manque de sommeil semble avoir parmi ses nombreux effets une augmentation de l'envie de nourritures grasses et sucrées...

Bien dormir, c’est bon pour la santé et pour la ligne. Le manque de sommeil semble avoir parmi ses nombreux effets une augmentation de l’envie de nourritures grasses et sucrées…

Des chercheurs de l’hôpital St Luke – Roosevelt et de l’Université de Columbia de New York ont étudié l’activité cérébrale de personnes privées de sommeil regardant des images de nourriture saine et de nourriture de mauvaise qualité (trop grasse, trop sucrée ou trop salée). 25 hommes et femmes de poids normal ont participé à cette expérience de cinq jours. Les scientifiques ont comparé les résultats de scans du cerveau pris après des nuits de quatre heures avec ceux de scans pris après des nuits normales allant jusqu’à neuf heures de sommeil ininterrompu. Ils ont observé que les deux types de nourriture – saine ou malsaine – activaient des régions différentes du cerveau* et que les régions du cerveau associées à l’envie de malbouffe étaient plus actives en cas de restriction du sommeil.

Ces résultats suggèrent donc que nous succombons plus facilement à la tentation de consommer des aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés lorsque nous n’avons pas dormi assez longtemps. Ils confirment le lien entre manque de sommeil et surpoids. D’autres études montrent le lien entre la dérégulation de l’appétit et le manque de sommeil : privées de sommeil, les personnes en bonne santé et de poids normal mangent plus que d’ordinaire.

Notons que le temps de sommeil nécessaire varie considérablement d’une personne à l’autre. Il diminue généralement à mesure que l’on avance en âge. Le nourrisson dort presque tout le temps entre ses repas, les enfants ont besoin de dix à douze heures de sommeil par jour et les adultes, de six à neuf heures.

* Les chercheurs ont trouvé que la vue d’images de nourriture de type junk food stimule davantage certaines zones du système de récompense du cerveau chez les personnes privées de sommeil. Le système de récompense ou système de renforcement fait partie des centres du plaisir du cerveau: il fournit la motivation nécessaire à la réalisation d’actions et de comportements alimentaires notamment.

 

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

Comprendre les biorythmes et leur impact sur la santé et le bien-être

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

 

Notre organisme et ses processus physiologiques sont soumis aux oscillations de cycles biologiques naturels dont nous n’avons généralement pas conscience et que nous subissons sans forcément les comprendre. 

Nos muscles et notre système respiratoire sont les plus performants entre 17 et 19 heures...

Nos muscles et notre système respiratoire sont les plus performants entre 17 et 19 heures…

D’après les experts en chronobiologie, les êtres humains sont régis par quelque 150 rythmes biologiques différents, dont les mystères sont loin d’être élucidés à ce jour. Chacun de ces biorythmes est synchronisé en fonction de pendules internes ; le plus important se situe au niveau de l’hypothalamus et cale le mouvement de son balancier sur les signaux fournis par l’environnement extérieur comme l’alternance de la lumière et de l’obscurité (jour/nuit).

Vigilance, concentration, performance cérébrale, sommeil, sécrétions hormonales, rétention d’eau, performance musculaire, taux de sucre sanguin, métabolisme des graisses, température corporelle… tout est cyclique. Les rouages complexes de notre mécanique interne tournent en fonction d’horaires précis, avec des pics et des creux d’activité. Ainsi, le taux de testostérone, l’hormone mâle qui stimule la sexualité, est à son apogée tôt le matin vers 6h30 : voilà une heure propice aux câlins, n’en déplaise à ces dames! La concentration de cortisol, l’hormone fabriquée par les glandes surrénales et impliquée dans le métabolisme des glucides et des lipides, est maximale vers 7 heures du matin : c’est donc le meilleur moment pour consommer des graisses et des sucres. En revanche, l’activité et la tonicité musculaires et les capacités respiratoires sont faibles à cette heure matinale: elles augmentent progressivement pour atteindre leur apogée entre 17 heures et 19 heures. Le pic de l’activité cérébrale est situé, quant à lui, l’après-midi vers 15-16 heures, après l’heure naturelle de la sieste (entre 13 et 15 heures).

Les rythmes artificiels imposés socialement ne tiennent pas compte de nos besoins physiologiques : travail de nuit, décalages horaires, heures de veille et de repos variables selon les jours (travail, weekend, vacances…), inadaptation de nos activités aux variations saisonnières de luminosité (besoins accrus de sommeil en hiver, lorsque les nuits sont longues)… Les effets des désynchronisations de nos horloges biologiques ne sont pas toujours faciles à évaluer car ils dépendent de facteurs génétiques notamment et diffèrent d’une personne à l’autre. Cependant, les scientifiques s’accordent pour dire que celles-ci peuvent diminuer nos capacités et nos performances tant intellectuelles que physiques.

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss