Obésité infantile : causes et remèdes

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La lutte contre l’obésité commence par la prévention dès l’enfance. Beaucoup d’enfants en surpoids deviennent des adultes obèses. Principal coupable : une mauvaise alimentation.

Beaucoup d’enfants « grignotent » chips, bonbons et autres friandises à longueur de journée… Mieux vaut privilégier les repas pris à table, en famille et qui font une large place aux fruits et légumes frais.

Les obésités héréditaires, c’est-à-dire d’origine purement génétique ou endocrinienne, sont extrêmement rares. L’enfant devient obèse parce qu’il mange trop ou mal.

La croyance populaire selon laquelle l’embonpoint est un signe de bonne santé n’a plus de fondements à l’heure actuelle. Or, beaucoup de parents continuent à penser qu’il vaut mieux avoir un bébé joufflu… Certains enfants viennent de familles de gros mangeurs où les excès de bonne chère sont encouragés et deviennent une habitude dès le plus jeune âge. Dans d’autres cas, l’obésité infantile a des racines complexes d’ordre psychologique. Par exemple, un enfant trop souvent seul peut avoir tendance à manger trop de sucreries pour tromper son ennui et pour « compenser ».

Que faire pour éviter les dérapages ?

  • Allaiter dès la naissance : l’alimentation au sein pendant les premiers mois évite d’éventuels surdosages alimentaires car un bébé ne tête que ce dont il a besoin.
  • Ne pas donner systématiquement à manger au petit enfant pour le consoler ou « pour avoir la paix ». Le cas échéant, opter plutôt pour un morceau de fruit plutôt qu’un biscuit ou un bonbon. (Plus facile à dire qu’à faire, évidemment ! Passer à côté d’un assortiment de friandises au supermarché avec un enfant de deux ans sans rien lui offrir relève de l’exploit !)
  • Éviter que l’enfant devenu plus autonome ne grignote continuellement des chips, des bonbons, des barres chocolatées et autres limonades qui apportent beaucoup de calories inutiles et créent les mauvaises habitudes (notamment l’attirance pour le goût sucré).
  • Accorder le temps nécessaire aux repas et aux collations pour ne pas favoriser chez l’enfant la tendance à avaler n’importe quoi en triple vitesse.
  • Encourager l’enfant à pratiquer un sport qui lui plaît et à jouer à l’extérieur. La vie citadine, entre quatre murs, sans opportunité de se dépenser, favorise l’excès de poids chez l’enfant.

Les enfants trop gros sont souvent malheureux : moqueries, exclusion, manque de souffle, fatigue, échec scolaire… L’obésité d’un enfant peut aussi hypothéquer gravement sa vie adulte (risque accru de maladies cardiovasculaires, diabète, problèmes d’articulations…).

Comme chez l’adulte, le traitement du surpoids et de l’obésité de l’enfant passe par le régime. Mais attention : l’enfant étant en pleine croissance, il est indispensable que ce régime soit prescrit et surveillé par un médecin compétent.  Par ailleurs, l’écoute de l’enfant est essentielle car bon nombre d’obésités infantiles sont d’origine psychologique. L’enfant doit comprendre pourquoi on le met au régime et une aide extérieure est souvent souhaitable.

Non traité, un enfant ne maigrira pas. La croyance populaire selon laquelle les choses s’arrangeront d’elles-mêmes à la puberté ne se vérifie que très rarement dans les faits.

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Grossesse : quelle est la prise de poids idéale ?

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La prise de poids maximale recommandée pendant la grossesse dépend de la masse corporelle et se situe entre 6 et 18 kilos. Quelle que soit sa prise de poids, une femme de corpulence mince aura moins de soucis à se faire pour sa ligne et perdra progressivement les kilos de la grossesse après l’accouchement.

Durant la première moitié de la grossesse, la prise de poids provient surtout de la constitution de graisses corporelles supplémentaires (voir tableau 1 ci-dessous) : après neuf mois, celles-ci constituent près du tiers de la prise de poids. La prise de poids maximale recommandée se situe entre  6 et 18 kilos selon l’Indice de Masse Corporelle (voir tableau 2. ci-dessous). Le poids idéal d’un nouveau-né se situe entre 3 et 4 kilos. La corpulence de la mère avant la grossesse détermine le poids de son enfant. Une femme forte donnera naissance à un enfant plus gros car la femme enceinte nourrit son fœtus non seulement à partir de sa propre alimentation mais également à partir de ses réserves en muscles et en graisses.

La femme qui était déjà en surpoids avant sa grossesse, celle qui n’allaite pas et celle qui est enceinte après 35 ans auront plus de difficultés à perdre les kilos de leur grossesse. D’autres facteurs peuvent également constituer des obstacles à la perte de poids comme une importante prise de poids durant une grossesse précédente ou une mauvaise hygiène de vie (manque d’exercice, alimentation déséquilibrée ou irrégulière).

Grossesse et prise de poids

(1) Origine de la prise de poids pendant la grossesse

  À mi-parcours : 4.5 mois Après 9 mois
Fœtus, placenta, liquide amniotique 720 gr 4750 gr
Seins, utérus 765 gr 1300 gr
Graisse corporelle 2000 gr 4000 gr
Sang, eau 600 gr 2450 gr
TOTAL 4085 gr 12500 gr

(2) Prise de poids idéale en fonction de l’IMC*

IMC avant la grossesse Prise de poids recommandée
< 20 Entre 12.5 et 18 kg
20 à 26 Entre 11.5 et 16 kg
26 à 29 Entre 7 et 11.5 kg
> 29 Entre 6 et 10 kg

*L’Indice de Masse Corporelle (IMC) est une mesure utilisée par les experts de la santé. Il équivaut au poids exprimé en kilos divisé par le carré de la taille exprimée en mètres (P/T2)

Source : Dr Jacques Fricker, « Le nouveau guide du bien maigrir » 

 

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