Surpoids et obésité: les grosses pointures de la planète tirent la sonnette d’alarme

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

Dans vingt ans, 60% des adultes pourraient être en surpoids. L'obésité serait devenue une pandémie mondiale, un fléau comparable au tabagismeDépendances: sommes-nous tous accros? . Lire la suite ... », selon certains intervenants au Forum de Davos réunissant les dirigeants de l'élite politique et économique mondiale.

Les statistiques publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé sont pour le moins inquiétantes. Près de 1,4 milliard de personnes de plus de 20 ans sont en surpoids et au moins 2,8 millions d’adultes meurent chaque année des suites de leur excès pondéral. Plus grave : l’obésité infantile est également en nette progression. 43 millions d’enfants de moins de cinq ans sont trop gros. L'obésité infantile est associée à un risque accru de décès prématuré et de problèmes de santé potentiellement graves à l’âge adulte (diabète, problèmes cardiovasculaires, problèmes articulaires…).

L'obésité prend des allures de pandémie mondiale et requiert des actions concrètes et urgentes, selon les experts en santé et en nutrition participant à une table ronde du Forum Économique de Davos. Certains estiment même que le phénomène a des conséquences telles qu’il doit être combattu de la même manière que le tabagisme.

« Si les choses continuent ainsi, il pourrait y avoir dans 20 ans de 50 à 60% de la population mondiale adulte en surpoids », estime la doyenne de l'École Mailman de Santé publique de Columbia, Linda Fried, ajoutant que « Si le surpoids et l'obésité étaient des maladies contagieuses, on parlerait de pandémie ».

Le principal responsable de l’explosion des cas d’obésité serait l’excès de sédentarité résultant de l'urbanisation croissante dans le monde. Les Américains seraient 30% moins actifs que dans les années soixante, tandis que les Chinois seraient devenus 45% moins actifs en l’espace d’une génération à peine.

La toute-puissante industrie agro-alimentaire n’a pas été épargnée. Marc Van Ameringen, le directeur de l'Alliance mondiale pour une meilleure nutrition (GAIN), a dénoncé les pays qui, comme les États-Unis, subventionnent des secteurs alimentaires associés à la malbouffeLe manque de sommeil rendrait la malbouffe plus alléchante. Lire la suite ... » :"Regardez tout l'argent qui va dans la production du maïs et du sirop de maïs, comparé aux subventions distribuées à la production de fruits et légumes", a-t-il commenté.

Autrefois considérés comme des problèmes propres aux pays riches, le surpoids et l’obésité se répandent comme une trainée de poudre dans les pays à faibles ou moyens revenus, surtout en milieu urbain.

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

Laisser un commentaire