Surpoids et cancer de la prostate

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Des chercheurs ont mis en lumière l’effet boule-de-neige d’un excès de graisse abdominaleObésité infantile et QI. Lire la suite ... » chez les patients atteints du cancerComment faire un barbecue moins toxique ?. Lire la suite ... » de la prostate.

Le cancer de la prostate est la cause la plus fréquente de décès par cancer chez les hommes âgés de plus de 75 ans. Plus rare chez les hommes plus jeunes, il peut néanmoins se développer dès 40 ans et surtout après 60 ans en fonction de certains facteurs de risque comme l’abus d’alcool, un antécédent familial, le contact prolongé avec certaines substances chimiques (pesticides, solvants, cadmium…) et la surconsommation de graisses, surtout celles d’origine animale.

Comme la plupart des autres cancers, s’il est diagnostiqué et traité à temps, le cancer de la prostate peut être totalement éradiqué. Mais une surcharge pondérale importante réduirait les chances de guérison. C’est en tout cas ce qu’une équipe de chercheurs internationale dirigée par le Professeur Gema Fruhbeck et le Dr Ricardo Ribeiroa (BioMed Central) a pu observer chez des patients en surpoids ou obèses atteints de cette maladie. Une accumulation importante de graisse autour de la prostate (graisse abdominale) fournirait un environnement particulièrement propice à la croissance et à la multiplication des cellules cancéreuses. En d’autres termes, un surpoids important (localisé sur le ventre chez les hommes) augmenterait le risque d’une propagation rapide et incontrôlable de la maladie. Pourquoi ?

Les graisses stockées dans nos tissus adipeux ne constituent pas seulement une réserve d’énergie : elles secrètent aussi un large éventail de molécules essentielles (facteurs de croissance, cytokines, hormones comme la leptine et l’adiponectine…) et jouent un rôle majeur dans le bon fonctionnement de notre système immunitaire. En quantité normale, les graisses corporelles nous aident donc à nous protéger des infections, des inflammations et des maladies. Mais en quantité excessive, elles peuvent avoir l’effet inverse et détraquer divers mécanismes protecteurs, accroissant du coup le risque de contracter un cancer comme le cancer de la prostate, ou bien d’autres maladies chroniques potentiellement graves comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Dans tous les cas, les graisses les plus nocives sont les graisses du ventre, c’est-à-dire les graisses localisées en profondeur et qui enveloppent les viscères. Surveiller  son tout de taille est donc primordial!

Source : BioMed Central 

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