Crises de boulimie : une question de sexe et non de psychologie ?

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La tendance à faire des crises de boulimie serait d’origine biologique, selon des chercheurs américains. Leur découverte pourrait ouvrir la porte à de nouveaux traitements pour l’hyperphagie boulimique et l’anorexie.

Les crises de boulimie affectent surtout les femmes
Les crises de boulimie affectent surtout les femmes et les jeunes filles…

Des recherches menées à l’Université du Michigan aux États-Unis sur des rats de laboratoire ont mis en lumière pour la première fois un lien entre le sexe et la tendance à faire des crises de boulimie. Cette découverte permet de penser que les troubles du comportement alimentaire sont essentiellement d’origine biologique et non psychologique.

Selon les résultats de l’étude, les rats de sexe mâle ont nettement moins tendance à faire des crises de boulimie que les femelles. Or, les crises de boulimie constituent l’un des symptômes les plus caractéristiques des troubles du comportement alimentaire comme l’hyperphagie boulimique et l’anorexie mentale (crises de boulimie suivies de « purges » par vomissement ou usage de laxatifs).

La plupart des spécialistes attribuent la fréquence des troubles du comportement alimentaire chez les jeunes filles et les femmes adultes aux pressions psychologiques et sociales découlant de l’idéalisation de la minceur extrême (souvent inatteignable) dans la publicité et les magazines notamment (Lire: comment expliquer la boulimie? et comment expliquer l’anorexie?)

L’intérêt de cette nouvelle étude réside dans le fait qu’elle démontre l’existence de facteurs purement biologiques à l’origine des crises de boulimie, puisque les rats de sexe féminin ne subissent évidemment pas les diktats de la mode… Cette découverte pourrait ouvrir la porte à de nouvelles approches thérapeutiques des troubles du comportement alimentaire.

Les chercheurs américains ont observé 30 rats mâles et 30 rats femelles pendant deux semaines, remplaçant ponctuellement l’alimentation normale des rongeurs par du glaçage à la vanille. La tendance à se « gaver » de cet aliment sucré était jusqu’à six fois plus élevée chez les femelles que chez les mâles.

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Obésité infantile et QI

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Des recherches récentes ont montré que l’obésité peut réduire les capacités intellectuelles des enfants et affecter leurs résultats scolaires en orthographe et en mathématiques notamment.

Les résultats scolaires des enfants peuvent être influencés par son état de santé, y compris le surpoids.

Des chercheurs de l’Université de New York et de l’Institut de Recherche en Psychiatrie Nathan Kline ont comparé les performances intellectuelles de 49 adolescents souffrant du syndrome métabolique avec un groupe témoin de 62 adolescents en bonne santé.

Le syndrome métabolique est caractérisé par une combinaison de pathologies : tension artérielle et glycémie trop élevés, excès de graisse abdominale (obésité viscérale), taux de cholestérol anormaux et résistance à l’insuline. Le syndrome métabolique constitue les prémices du diabète de type 2. Diverses études ont déjà établi un lien entre cette pathologie et les difficultés cognitives chez l’adulte.

Les résultats de leur étude montrent que les performances intellectuelles des enfants touchés par ce syndrome sont réduites dans les domaines suivants : mathématiques, orthographe, niveau d’attention et durée d’attention, et flexibilité mentale.

Les chercheurs ont également noté des différences dans la structure de l’hippocampe, la partie du cerveau qui régule l’apprentissage, la mémoire et l’émotion.

Sur base de ces résultats, ils recommandent d’associer au traitement classique de l’obésité infantile une thérapie ayant pour objectif la stimulation de la fonction cérébrale. D’autres études sont nécessaires pour déterminer si une perte de poids seule permettrait à ces enfants de retrouver une performance cognitive et une structure cérébrale normales.

L’obésité infantile constitue un problème de santé publique grandissant aux États-Unis et dans beaucoup d’autres régions du monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

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Grossesse et malbouffe : risque accru d’obésité chez l’enfant

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Les enfants nés de femmes qui se nourrissent mal pendant leur grossesse et allaitement risquent de devenir obèses, selon une étude australienne.

Une future maman qui se nourrit mal risque de mettre au monde un enfant qui deviendra obèse...

Une future maman qui se nourrit mal risque de mettre au monde un enfant qui deviendra obèse…

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Adélaïde ont trouvé qu’en se nourrissant de junk food, les futures mamans empêchaient le développement chez leur bébé de certains mécanismes biologiques régulateurs essentiels. Les hamburgers, frites, chips et autres spécialités de la restauration rapide à l’américaine ne sont pas les seuls aliments « malsains » incriminés…  Diverses préparations industrielles comme le beurre de cacahuètes, les céréales de petit déjeuner sucrées et la Nutella figurent aussi au hit parade de la malbouffe, de même que le lard.

Une alimentation de mauvaise qualité chez la mère affecterait la capacité de l’enfant à réagir aux opioïdes, des substances jouant un rôle crucial dans la régulation de la sensation de faim et de satiété. Selon les auteurs de l’étude, le dérèglement dont font l’objet ces enfants les incite à manger plus de sucre et de graisse que nécessaire pour se sentir rassasiés. Les mauvaises habitudes de leur mère ont pour conséquence qu’ils développent une préférence pour une nourriture grasse et sucrée et ont tendance à manger trop systématiquement. En d’autres termes, une consommation régulière de malbouffe pendant la grossesse et l’allaitement maternel crée une prédisposition à la suralimentation et une dépendance au gras et au sucre chez l’enfant. L’enfant devient en quelque sorte « accro » à la malbouffe, et cela même s’il reçoit une alimentation saine après le sevrage. Il risque donc de présenter un surpoids plus ou moins important à l’âge adulte. 

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