L’anorexie mentale ou le complexe de Barbie

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

La silhouette de Barbie promue par les milieux de la mode, les médias et la publicité depuis les années 1970 est un modèle irréaliste et inatteignable pour la plupart des femmes qui se rapproche souvent de la maigreur  anorexique. Beaucoup de mannequins ont d’ailleurs une maigreur pathologique correspondant à l’anorexie mentale.

L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire qui peut avoir des conséquences très graves sur la santé : souvent d’une maigreur extrême, obsédées par leur poids et les calculs de calories, les anorexiques ont une perception déformée de leur corps et de leur poids. Il faut noter la différence entre les termes « anorexie mentale » qui décrivent une pathologie et le terme « anorexie » utilisé seul, qui se définit simplement comme le symptôme du manque d’appétit.

Chez les anorexiques, la nourriture et la peur de prendre du poids sont des préoccupations constantes. Les habitudes alimentaires sont aberrantes : peser chaque aliment, calculer la moindre calorie ingurgitée, se nourrir en secret loin des regards, s’adonner à certains rituels dans lesquels la nourriture est découpée en petits morceaux, jetée ou cachée, préparer des festins élaborés et hypercaloriques pour les autres sans y toucher soi-même…

Beaucoup d'anorexiques se font vomir après une crise de boulimie

Dans bien des cas, l’anorexie est aussi accompagnée d’isolement, de solitude et d’une dépression qu’on cherche souvent à dissimuler.

D’après le psychiatre et psychothérapeute français Jean Tignol, les critères diagnostiques de l’anorexie incluent un poids inférieur au poids normal de 15% ou plus, une peur intense de grossir, une perception erronée du poids et de la forme de son corps et le déni de la gravité de la maigreur actuelle. Chez les filles et femmes il faut ajouter à cela une absence de 3 cycles menstruels consécutifs (aménorrhée). Leur corps est d’une maigreur extrême mais les anorexiques donnent généralement l’impression d’être en excellente santé physique et morale. Dans l’anorexie « restrictive », l’individu s’impose une diète sans concessions, alors que dans l’anorexie ‘boulimique’, l’individu a des crises régulières de boulimie et se fait vomir et/ou prend des purgatifs (laxatifs, diurétiques) pour se vider le corps.

Dans 90% des cas l’anorexique est une adolescente ou une femme adulte. L’anorexie apparaît entre 13 et 20 ans pour 85% des cas. Au total, de 0,3 à 0,7% de la population féminine est affectée par cette maladie. Le taux de mortalité se situe entre 5 et 18%. Il existe des traitements pour l’anorexie (psychothérapies, médicaments) mais souvent les anciens anorexiques conserveront à vie certaines préoccupations alimentaires anormales et certains troubles relationnels et de l’humeur.

Le complexe d’Adonis ou l’anorexie inversée

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

Le bon état d’esprit pour réussir un régime amaigrissant

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

Un régime est comparable à un marathon: pour mettre toutes les chances de son côté, il faut se préparer tant du point de vue pratique que psychologique.

Le réalisme est la clé du succès. Fixez-vous un objectif raisonnable en termes de perte de poids: si vous avez toujours été un peu rond, il est fort probable que vous ne parveniez jamais à avoir une silhouette de mannequin

Lorsqu’on fait un régime amaigrissant, il faut un objectif raisonnable: si vous avez toujours été un peu ronde, vous ne parviendrez atteindre puis à conserver une silhouette de Barbie qu’au prix d’efforts immenses…

Si nous connaissons toutes les règles du jeu, si nous disposons de tout l’équipement nécessaire, si nous sommes bien soutenus et conseillés et surtout, si nous avons le bon état d’esprit, il n’y a aucune raison d’échouer un régime amincissant.

Comme dans n’importe quelle épreuve sportive, le facteur psychologique est primordial. C’est de lui que dépendent la motivation, l’engagement et la persévérance. Rien de sert de commencer un régime si vous êtes déprimé ou anxieux!

Demandez-vous d’abord combien de kilos vous voulez perdre précisément. L’objectif de doit être clair : 5 kilos, 7 kilos, 10 kilos… Écrivez cet objectif dans un cahier. Profitez-en pour y noter aussi tout autre projet personnel qui vous tient à cœur, même s’il n’a aucun rapport avec votre souhait de maigrir. Puisque vous avez décidé de vous attaquer aux kilos superflus, autant saisir cette opportunité pour mettre de l’ordre ou améliorer d’autres aspects de votre vie.

Notez aussi une date butoir pour atteindre votre objectif. Celle-ci doit avoir un sens concret pour vous : les prochaines vacances, un mariage, un anniversaire… Soyez réaliste !

Vos objectifs doivent être mesurables mais aussi, atteignables. Le réalisme est la clé du succès. Fixez-vous un objectif raisonnable en termes de perte de poids: si vous avez toujours été un peu rond, il est fort probable que vous ne parveniez jamais à avoir une silhouette de mannequin ! Donnez-vous aussi assez de temps pour perdre du poids sans vous faire du tort. Pourquoi ne pas procéder étape par étape, par exemple, avec des « paliers » sans régime, pour stabiliser les résultats obtenus et pour « souffler » un moment ?

Concentrez-vous sur les objectifs que vous vous êtes fixés chaque jour. Par exemple, inscrivez-les sur des petits papiers ou des « Post-It » et affichez-les partout : sur le frigo, sur le miroir de la salle de bains, sur l’écran d’ordinateur ou sur le tableau de bord de la voiture. Inscrivez-les dans votre agenda et sur votre calendrier de cuisine. Bref, assurez-vous de les avoir à l’esprit tout le temps.

Engagez-vous vis-à-vis de vous-même à respecter ces objectifs. Dites-vous sans cesse, surtout dans les moments où le découragement vous guette, que vous pouvez y arriver car si d’autres y sont parvenus, vous le pouvez aussi !

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

Comment expliquer la boulimie ?

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss

La boulimie constitue un trouble de l’appétit fréquent chez les personnes en surpoids. Les causes sont souvent psychologiques: la fonction normale de l’estomac, qui est d’avoir faim, s’augmente en face d’un conflit ou d’un traumatisme ancien. En se nourrissant (trop) bien, le boulimique cherche à renouer avec l’enfance.

boulimie

La boulimie s’explique entre autres par la peur du monde adulte et de la sexualité. Certains boulimiques cherchent inconsciemment à enlaidir leur corps pour ne pas être désirables. D’autres cherchent le réconfort dans la nourriture…

Chagrin d’amour, dépression saisonnière, coup de cafard, état de fatigue, tristesse passagère… Tous ces petits soucis d’ordre psychologique peuvent nous pousser à manger trop : l’acte de se nourrir nous procure plaisir et réconfort. En mangeant, nous replongeons dans le monde douillet de l’enfance, au temps où maman nous donnait un bonbon pour apaiser notre peine. C’est la forme la plus banale de boulimie, sans gravité réelle. Il en existe d’autres, nettement plus destructrices.

Par exemple, certaines personnes boulimiques mangent pour se rendre laides et non désirables. Cela peut arriver si, par exemple, elles vivent la sexualité comme quelque chose d’honteux, de dégoûtant ou d’interdit. Pour échapper au sexe, elles tentent de se rendre difformes et sans attraits, d’éradiquer toute trace de sex-appeal. A l’inverse, d’autres prennent plaisir à attirer le regard d’autrui par leur laideur et leur difformité (souvent imaginaires): ce faisant, elles satisfont un exhibitionnisme inconscient.

La boulimie et le surpoids qui en découle peuvent résulter du désir de maintenir une relation infantile avec la mère. L’objectif inconscient est de récupérer son attention en provoquant son inquiétude. Parfois le but de la suralimentation est de punir les parents. En affichant qu’il est gros, le boulimique clame aux parents sans le formuler : « regardez ce que vous avez fait de moi, c’est de votre faute, vous m’avez trop couvé ». Dans d’autres cas, il cherche plutôt à se punir lui-même pour un méfait quelconque, réel ou imaginaire. Enfin, le boulimique peut aussi vouloir dissimuler une faiblesse et vulnérabilité profondes : à travers un corps trop rond, il cherche à donner une image de force et de solidité.

L’anorexie mentale, qui est en quelque sort l’inverse de la boulimie, serait l’expression d’un refus de devenir adulte.

L’alcoolisme peut aussi être conçu comme la réponse à un conflit ou traumatisme profond. Tout se passe comme si l’alcoolique cherchait à ingérer un liquide rassurant comme autrefois il ingérait ce que lui donnait sa mère.

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Facebookrss