Manger trop par compensation: aussi une affaire d’hommes

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Le déni du corps et des plaisirs sensuels qu’il procure, encore fréquents chez les hommes, résulterait notamment dans la surconsommation alimentaire…

Beaucoup d'hommes souffrent de perturbations dans leur rapport avec leur corps et craignent et répriment la sensualité. Cela mène à un besoin de compensation par d’autres plaisirs sensuels comme la nourriture... (photo: emdot)

Beaucoup d’hommes souffrent ignorent leur corps et craignent et répriment la sensualité. Cela mène à un besoin de compensationLe surpoids et la difficulté à maigrir, d’origine psychologique ? . Lire la suite ... » par d’autres plaisirs sensuels comme manger… (photo: emdot)

En négligeant leur corps, les hommes visent à se « détacher » du corps de leur mère auquel ils se sentent encore « assimilés ». Et pour cause…

La femme a une relation privilégiée avec le corps de son enfant : elle le porte dans son ventre, le cajole, change ses couches, le couvre de baisers et de caresses…. En même temps, elle écarte l’homme du corps de son enfant qu’elle considère comme une sorte de « possession personnelle », alors que le projet était de faire un enfant à deux (soit cette situation arrange le père, soit il en est frustré).

Le résultat de la prise de contrôle de la mère sur le corps de son enfant est que le fils se développe négativement contre le corps de la mère et le corps féminin. L’histoire d’amour mère-fils devient une lutte pour le pouvoir et, en grandissant, le fils entame sa guerre contre la femme et tout ce qui la caractérise.

« Cette guerre des sexes est basée sur une totale méprise, voulant que le royaume du corps, des sens et de la caresse appartienne exclusivement aux femmes, et celui de l’esprit, du monde extérieur et du travail exclusivement aux hommes, alors que ça ne fait l’affaire de personne », écrit Guy Corneau, auteur et analyste jungien, dans son livre « Père manquant, fils manqué – Que sont les hommes devenus ? ».

Quelles sont les conséquences pour l’homme adulte de l’absence de contact physique paternel pendant ses premières années de vie ?

  • Perturbations dans son rapport avec son propre corps, peur et répression de la sensualité, de la corporalité : toucher, cajoler, humer, sentir, rire, pleurer… tous ces comportements qu’il a vus chez sa mère sont rejetés. Cela mène à un besoin de compensation par d’autres plaisirs sensuels comme la bonne chère et les bons vins, en particulier.
  • Peur des femmes et peur d’être une femme
  • Préjugés comme par exemple: la place de la femme est « à l’intérieur » et celle de l’homme, « à l’extérieur »
  • Peur de l’homosexualité : cette peur hante beaucoup d’hommes, empoisonne leurs rapports (entre eux), fait obstacle à toute possibilité d’érotisme masculin et empêche beaucoup de pères de toucher leurs fils (pour Guy Corneau, « les homosexuels sont soit des fils qui tentent encore de dégager leur corps de l’emprise maternelle, soit des hommes qui n’en peuvent plus d’avoir à vivre selon les diktats d’une société qui leur interdit l’accès à leurs sens »).
  • Plus globalement, manque de respect pour la Terre et abus de pouvoir sur la nature

Conclusion : Vive les nouveaux pères !  Vive les hommes qui cajolent leurs enfants et leurs fils en particulier. Tous les êtres ont besoin d’être touchés pour garder leur équilibre et savoir qu’ils existent…

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