Quels résultats attendre d’une lipoaspiration?

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Comme la plupart des interventions de chirurgie esthétique, la lipoaspiration ou liposuccion n’est pas sans risques et peut provoquer quelques douleurs et autres désagréments postopératoires. Mais les cellules de graisse sont détruites définitivement et les résultats sont généralement stables, à condition de ne pas regrossir. 

Ventre, poignées d’amour, culotte de cheval, graisse à l’intérieur des cuisses ou « banane bag » en haut des cuisses… la lipoaspiration est la méthode la plus utilisée au monde pour traiter les zones du corps les plus susceptibles de stocker les graisses en quantité importante. C’est moins connu mais cette technique peut également servir à sculpter le dessous du menton, le cou, les épaules et le haut du bras, les genoux, les mollets et les chevilles. Les cellules graisseuses sont détruites définitivement et éliminées par aspiration. En cas de reprise de poids, le stockage de graisse sera donc délocalisé vers les parties du corps qui n’ont pas été traitées. C’est pourquoi certaines personnes traitées par lipoaspiration ont l’impression que l’intervention n’a fait que « déplacer » leurs bourrelets d’un endroit à un autre… Toutes les zones de stockage superficielles peuvent être traitées mais la structure des tissus adipeux est variable, ce qui peut rendre l’intervention plus ou moins efficace. Ainsi, une aspiration des graisses du dos donnerait des résultats médiocres.

La liposuccion est une opération chirurgicale, avec tous les risques que cela comporte. Lorsqu’une quantité importante de graisse est enlevée, cela peut générer une anémie et le patient ressentira une grande fatigue pendant un certain temps. Il faut en tenir compte et prendre ses dispositions notamment sur le plan professionnel et familial. Les œdèmes sont généralement importants les premiers jours après l’opération et il faudra prendre son mal en patience car ils ne disparaîtront qu’au bout de trois à six mois. Les ecchymoses souvent très marquées disparaissent dans un temps variant entre deux et quatre semaines. Une douleur modérée est ressentie surtout lors de la compression, de chocs et du mouvement en général. Il est recommandé d’éviter toute activité sportive sauf la marche pendant un certain temps. A proscrire aussi : l’exposition au soleil pour éviter que les cicatrices ne pigmentent.  Parmi les complications les plus fréquentes signalons les phlébites (obstruction veineuse), notamment dans les lipoaspirations de l’abdomen et des membres inférieurs mais aussi les embolies pulmonaires ou graisseuses. Les infections postopératoires sont très rares mais peuvent survenir.

Après l’opération, le résultat est déjà visible et encourageant, mais il faudra attendre entre trois et six mois pour que ceux-ci soient définitifs. Il n’y a pas de perte de poids dans l’immédiat, malgré l’élimination de volumes parfois importants de graisse. Le patient assistera à un infléchissement de la balance après quelques mois à condition de maintenir une alimentation équilibrée et une activité physique suffisante. Sur la durée, les résultats restent stables, à condition de ne pas reprendre des kilos. A noter aussi que la cellulite ou l’aspect « peau d’orange » peut être améliorée mais ne disparaît pas. Des marques pigmentées des galeries creusées par les canules utilisées pour aspirer la graisse restent parfois visibles pendant plusieurs mois mais finissent par s’estomper.

Enfin, les meilleurs résultats sont obtenus lorsque la peau est jeune et élastique. Pratiquée après 40 ans, la lipoaspiration peut accentuer ou même créer un aspect « peau d’orange ». Si la peau est relâchée ou si elle présente des vergetures, une intervention est toujours possible, mais elle peut donner des résultats esthétiques médiocres.

Source : Le Guide Hachette de la Chirurgie Esthétique, Docteur Xavier Latouche et Chantal Higy-Lang

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Qu’est-ce la lipoaspiration et à qui s’adresse-t-elle ?

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La lipoaspiration ou liposuccion compte parmi les interventions de chirurgie esthétique les plus pratiquées au monde. Perfectionnée au fil du temps, cette technique d’aspiration des graisses permet de corriger tant les volumes que les formes mais la cellulite ne disparaît pas…

La liposuccion permet de réduire les amas graisseux difficilement réductibles par un régime amaigrissant. Selon l’importance des volumes à traiter, elle se pratique sous anesthésie locale (micro lipoaspiration), sous péridurale voire sous anesthésie générale pour plus de quatre litres de graisse. Une hospitalisation de 24 heures peut être requise dans ce dernier cas. En pratique, le chirurgien opère de petites incisions de moins d’un centimètre dans les zones à traiter et y introduit en profondeur des canules de cinq à deux millimètres de diamètre. Ces canules permettent d’aspirer les cellules de graisse.

Dans la mesure du possible, les incisions sont dissimulées dans un pli de flexion ou dans des zones cachées ou recouvertes (maillot de bain). Habituellement, l’on y injecte un mélange de sérum physiologique, d’un anesthésiant local et d’un produit qui contracte les vaisseaux sanguins pour éviter les saignements et n’aspirer que les cellules de graisse. Un ou deux points de suture seront nécessaires après chaque incision : généralement le chirurgien utilise un fil résorbable qui finit par disparaître. Chaque petite plaie est recouverte d’un pansement. Dès la fin de l’opération, le patient devra porter un vêtement compressif 24 heures sur 24 pendant un mois. Cela peut paraître très contraignant mais la qualité du résultat final en dépend. A noter qu’il est possible de le retirer quelques minutes matin et soir pour se laver.

Les techniques de liposuccion se sont perfectionnées au fil du temps, notamment grâce à l’utilisation de canules de plus en plus fines qui permettent de travailler au plus près de la peau, en respectant les nerfs et les vaisseaux sanguins et de rectifier non seulement les volumes mais également les formes. Les cavités sous-cutanées creusées par les canules incitent la peau à se rétracter et l’aspect  « en tôle ondulée » qui caractérisait ce type de chirurgie esthétique à ses débuts doit en principe pouvoir être évité. Cependant, il faut signaler qu’elle n’élimine ni la cellulite et ni l’aspect « peau d’orange ». Tout au plus seront-ils améliorés. Une simulation par ordinateur permet au chirurgien de montrer au patient les résultats postopératoires à attendre.

A qui s’adresse la liposuccion ? Cette technique permet une amélioration considérable de la silhouette lorsque la graisse superflue est localisée et les volumes, importants : ventre, poignées d’amour, culotte de cheval, graisse à l’intérieur des cuisses ou « banane bag » en haut des cuisses… Si vous avez envisagé de vous lancer dans ce type d’aventure, donnez-vous un délai de réflexion raisonnable. Il est essentiel de s’informer, comprendre et évaluer les risques. Évitez de vous décider sur un coup de tête ou dans un moment de déprime. Ne vous fiez pas au premier chirurgien venu mais confrontez plutôt plusieurs avis ! Enfin, il faut noter aussi que cette opération ne peut être pratiquée chez la personne dont un membre a subi un curage ganglionnaire (dans le traitement d’un cancer du sein, par exemple) et chez les personnes ayant des antécédents de phlébite (obstruction veineuse des membres inférieurs notamment). La liposuccion ne peut avoir lieu pendant une grossesse. Les femmes sous contraception orale et les fumeurs seront acceptés avec beaucoup de précautions.

Source : Le Guide Hachette de la Chirurgie Esthétique, Docteur Xavier Latouche et Chantal Higy-Lang

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Le traitement de l’hypertension artérielle

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L'hypertension étant l’une des maladies les plus fréquentes, le nombre et le type de médicaments antihypertenseurs disponibles sur le marché sont considérables. La plupart présentent peu d’effets secondaires importants.

Le traitement de l'hypertension ne guérit pas la maladie; c'est un traitement qu'il faut, en règle générale, continuer à vie. Généralement, le médecin prescrit d’abords un médicament dont les effets sont bien connus. Si les résultats s'avèrent insuffisants ou si des effets secondaires gênants se manifestent, il lui associera un autre type d'antihypertenseur ou changera complètement de classe de médicament. Le choix du ou des médicaments dépend de l'expérience personnelle du médecin, des caractéristiques du patient et (idéalement) du coût du traitement. Si les doses prescrites sont bien adaptées et bien respectées, le traitement de l'hypertension est facile, efficace et entraîne peu d'effets indésirables.

Les diurétiques

Les diurétiques augmentent la quantité de liquide éliminé par les urines. Dans les cas d'hypertension légère, les diurétiques sont généralement efficaces (et peu coûteux). Des dosages faibles suffisent généralement. A fortes doses, les effets indésirables deviennent rapidement trop importants : sensation de faiblesse, somnolence, troubles gastro-intestinaux, éruptions cutanées, perte de sels minéraux et surtout, perte de potassium.

Les bêtabloquants

Utilisés seuls ou en association avec un diurétique ou un autre hypotenseur, bêtabloquants préviennent sans aucun doute les complications d'un infarctus du myocarde. Les principaux bêtabloquants sont : aténol, timolol, propranolol, bisoprolol, métoprolol, nadolol, carvédilol et acébutolol.

Les bêtabloquants peuvent avoir certains effets secondaires : insuffisance cardiaque, ralentissement des battements du cœur, troubles gastro-intestinaux, perte transitoire de l'audition, constriction des bronches, troubles du sommeil, dépression, impuissance… Ils peuvent aussi aggraver une hypoglycémie chez les personnes traitées par antidiabétiques et augmenter le taux de cholestérol.

Les vasodilatateurs

Les vasodilatateurs diminuent la tension artérielle en augmentant le diamètre des petites artères, ce qui permet une diminution de leur résistance au passage du sang. Les vasodilatateurs les plus courants sont les antagonistes du calcium, à savoir le vérapamil, les dihydropyridines el le diltiazem. Ces substances empêchent la pénétration du calcium dans la paroi des artères. Or, le calcium est indispensable à la contraction des muscles lisses de cette paroi. S’ils ne se contractent pas, le diamètre de l'artère restera le plus grand possible. Parmi les effets secondaires des vasodilatateurs notons le ralentissement ou l’accélération du rythme cardiaque, l’œdème des chevilles, les bouffées de chaleur, les vertiges et, pour le vérapamil, la constipation.

Les médicaments à action centrale

Les effets secondaires de ces antihypertenseurs sont fréquents. Les principaux médicaments à action centrale : la clonidine, la moxonidine et la guanfacine (entraînent de la somnolence, une sécheresse de la bouche et un ralentissement des battements du cœur) ; la méthyldopa (peut provoquer des dépressions, des troubles du foie et, plus rarement, une certaine forme d'anémie) ; et la kétansérine (effets indésirables tels que les maux de tête, les vertiges, une sécheresse de la bouche et parfois des arythmies).

Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion

Les principaux sont le bénazépril, le captopril, le cilazapril, l'énalapril, le fosinopril, le lisinopril, le périndopril, le quinapril et le ramipril. Ce sont des médicaments qui inhibent la transformation d'une molécule inactive, l'angiotensine l, en une molécule active, l'angiotensine ll, qui est une hormone hypertensive. Bien tolérés, ils sont utilisés lorsque les diurétiques et les bêtabloquants sont contre-indiqués. Parmi les effets indésirables possibles : toux persistante, urticaire, œdème, troubles de l'équilibre et de la fonction rénale. Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont contre-indiqués chez les femmes qui envisagent une grossesse.

Les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine ll

Ce sont des médicaments très similaires aux précédents quant à leur action et leurs effets secondaires. Cependant, leurs effets à long terme sont encore mal connus. Les principaux sont le candésartan, l’irbésartan, le losartan et le valsartan.

Les alphabloquants

La prazosine et la térazosine sont les principaux alphabloquants indiqués dans le traitement de l'hypertension. Ces médicaments peuvent provoquer des hypotensions importantes, pouvant aller jusqu'à la syncope, surtout en début de traitement.

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