La marche rapide est aussi bénéfique que le jogging

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Marcher d’un bon pas peut aider à réduire le risque de diabète, d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie et de maladie coronarienne autant que le jogging.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Berkeley en Californie a comparé les indicateurs de santé cardiovasculaire et du diabète de plus de 33.000 joggeurs et 15.000 marcheurs de 18 à 80 ans sur une  période de six années. L’objectif de l’étude était de montrer qu’à dépense énergétique équivalente, les bienfaits pour la santé de la marche rapide et du jogging étaient comparables.

Chez les marcheurs, le risque d’hypertension artérielle était réduit de 7,2%, le risque d’hypercholestérolémie, de 7 %, le risque de diabète, de 12,3% et enfin, le risque de maladie coronarienne était réduit de 9,3%. Chez les joggeurs, le risque d’hypertension artérielle était réduit de 4,2%, le risque d’hypercholestérolémie, de 4,3 %, le risque de diabète, de 12,1% et enfin, le risque de maladie coronarienne était réduit de 4,5%.

Les scientifiques ont bien pu vérifier leur hypothèse de départ, à savoir qu’à dépense calorique égale, la marche rapide était aussi bénéfique que la course à pied. En comparant le nombre de cas d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie, de diabète et de maladie coronarienne diagnostiqués chez les marcheurs et chez les joggeurs, ils ont trouvé des résultats similaires.

En d’autres termes, un jogging de 30 minutes au cours duquel on dépenserait 250 calories a les mêmes effets positifs pour la santé qu’une heure de marche au cours de laquelle on dépenserait le même nombre de calories. A lire: quel type d'activité physique choisir

Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue scientifique américaine Arteriosclerosis, Thrombosis and Vascular Biology. 

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Les dangers de l’hypertension artérielle

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L’hypertension est un tueur silencieux: elle ne présente aucun signe caractéristique. Le jour où elle se manifeste, c'est, le plus souvent, au travers des graves complications qu'elle entraîne.

Maux de tête, vertiges, troubles de la vision ou bourdonnements d'oreilles : aucun de ces symptômes n'est caractéristique de l'hypertension; certains, comme la vision de petites taches ou les vertiges, peuvent même être le signe d'une hypotension (tension trop basse).

En général, le médecin traitant découvre une hypertension « par hasard » lors d'un examen de routine ou d’une consultation pour tout autre chose. C'est pourquoi il est recommandé de faire mesurer sa tension une ou deux fois par an dès la quarantaine, surtout s'il existe des cas d'hypertension dans la famille.

Le diagnostic d'hypertension se basera sur plusieurs mesures répétées à quelque temps d'intervalle. Une fois la maladie confirmée, une petite mise au point médicale est nécessaire pour tenter d’en déterminer la cause sous-jacente (rarement clairement établie) et pour évaluer les éventuels dégâts qu’elle a déjà provoqués. Le patient devra généralement subir une série d’examens :

  • Un examen cardiologique avec interrogatoire détaillé, auscultation, électrocardiogramme et radiographie du thorax
  • Une évaluation de la fonction rénale par des analyses de sang et d'urine
  • Un examen du fond de l’œil : en regardant dans l'œil à l’aide d'un ophtalmoscope, le praticien peut visualiser les petites artérioles de la rétine. Leur état reflète généralement bien celui des artères périphériques de l'ensemble de l'organisme.

Ces examens médicaux aboutiront, le cas échéant, à un traitement médicamenteux. Non traitée, une hypertension artérielle peut avoir de graves conséquences pour la santé et mener notamment à

  • Une interruption de la circulation sanguine menant à une attaque cérébrale
  • Une baisse progressive de l’acuité visuelle
  • La formation de plaques d'athérome et l'épaississement des parois artérielles, d'où freinage de la circulation sanguine vers les organes vitaux
  • Une oxygénation insuffisante du muscle cardiaque et un risque de décompensation ou d'angine de poitrine
  • Une perte d’efficacité des reins

Un traitement médicamenteux ne sera entrepris qu'après plusieurs vérifications sur une période de 3 à 6 mois, période pendant laquelle on appliquera au maximum possible des mesures préventives. Le traitement de l'hypertension ne guérit pas la maladie; en règle générale, il faut le continuer à vie. Il ne supprime pas les causes de l'hypertension mais permet d'en éviter les conséquences désastreuses.

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Quelles sont les véritables causes de l’obésité ?

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Attribuer l’obésité à la goinfrerie des personnes qui en sont atteintes serait trop simpliste et ne correspondrait pas à la réalité. Seule une minorité d’obèses sont d’incorrigibles gloutons. Mais alors qui sont les vrais coupables ? Certains mécanismes biochimiques provoqueraient une prise de poids importante et parfois totalement incontrôlable…

Les institutions de santé publique et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en tête estiment que la première cause d’obésité est la surconsommation d’aliments riches en graisses et en sucres associée à un mode de vie exagérément sédentaire. Manque d’information et de connaissances en matière de diététique, conditionnement alimentaire par la publicité, abondance des produits transformés, manque de temps, facilité, compensation… Les causes de nos mauvaises habitudes alimentaires sont multiples et se multiplient. Elles ne sont pas les seules responsables.

Certaines personnes connaissent des perturbations des mécanismes de l’appétit et de la satiété. C’est l’hypothalamus* qui génère la sensation de faim et du rassasiement. Cette partie du cerveau est sensible aux modifications de la glycémie. Si après une période de jeûne, le taux de sucre sanguin est trop bas, l’appétit s’éveille. En revanche, quand le taux de glucose sanguin revient à la normale une sensation de rassasiement apparaît et l’appétit s’éteint. La personne en bonne santé dont le régime alimentaire est sain et équilibré, doit en principe pouvoir conserver son poids simplement en obéissant à ces sensations alimentaires. Mais divers facteurs peuvent détraquer ce mécanisme naturel et provoquer la prise de poids. Par exemple, il ne faut pas sous-estimer l’impact des facteurs psychologiques amenant certaines personnes à manger plus qu’il n’est nécessaire : les troubles du comportement alimentaire comme la boulimie, le grignotage compulsif mais aussi à l’inverse, l’anorexie, sont des maux en progression.

Il existe aussi diverses explications physiologiques du surpoids et de l’obésité. D’après certains scientifiques, le « seuil » de l’appétit serait fixé trop bas chez les personnes ayant tendance au surpoids, de sorte qu’elles auraient faim plus tôt et plus longtemps. D’autres ont mis en lumière certains dysfonctionnements des « interrupteurs » chimiques déclenchant ou inhibant l’appétit. Ces anomalies sont parfois inscrites dans le génome : une meilleure compréhension des facteurs génétiques réversibles permettra dès lors de réaliser des avancées importantes en matière de traitement de l’obésité.

La recherche scientifique a aussi pu mettre en lumière certains mécanismes complexes de la biochimie cellulaire à l’origine des prises de poids « boule-de-neige ». Une équipe de chercheurs de l’Université de Monash en Australie a découvert qu’une résistance à la leptine constitue un facteur-clé dans l’apparition de l’obésité. Cette hormone est produite par notre organisme en réaction à une augmentation des dépôts graisseux. Par son action sur l’hypothalamus, la leptine nous transmet l’ordre d’accroître nos dépenses énergétiques et de réduire l’absorption de calories: elle joue donc un rôle fondamental dans la régulation du poids corporel. L’étude en question publiée dans Cell Metabolism démontre que le surpoids provoque une résistance à la leptine.

Une autre étude menée par l’Institut Karolinska en Suède et publiée dans la revue Nature établit un lien entre le dysfonctionnement des cellules adipeuses (ou « adipocytes ») et l’obésité, le diabète et certaines anomalies des lipides sanguins. Chez les personnes obèses, ces cellules auraient une capacité accrue à stocker les graisses et une capacité réduite à les déstocker. Ainsi, la surcharge pondérale provoquerait un dérèglement du métabolisme des graisses accélérant la prise de poids. Les chercheurs ont pu déterminer que chez les personnes de corpulence normale, les graisses sont renouvelées en moyenne 6 fois pendant les dix années de vie d’une cellule adipeuse. En revanche, chez les personnes obèses et chez les personnes au stade préliminaire du diabète (en état de résistance à l’insuline), les cellules graisseuses ne sont pratiquement pas renouvelées et par conséquent, s’accumulent. Les résultats étaient similaires chez les personnes souffrant d’hyperlipidémie, une maladie congénitale très répandue caractérisée par un taux élevé de cholestérol et de triglycérides dans le sang : l’inhibition du déstockage des graisses provoque une augmentation constante des concentrations de ces lipides sanguins néfastes pour la santé cardiovasculaire.

* L’hypothalamus agit sur l’organisme de diverses façons : il régule la température corporelle et le cycle du sommeil. On constate aussi une relation étroite entre cette région du cerveau et diverses hormones. L’hypothalamus est aussi le « centre du plaisir ».

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