Kilos en trop : les circonstances aggravantes

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Le « surpoids circonstanciel » apparaît à certains tournants de la vie ou lors d’un bouleversement, d’un accident ou d’une maladie. Certains métiers sont également propices à la prise de poids.

Attention aux repas de travail! La plupart des hommes et femmes d'affaires ne peuvent y échapper. Solution? Faire des choix judicieux (salades, potages, grillades) et éviter de grignoter du pain, les plats en sauce et les desserts!

Attention aux repas de travail! La plupart des hommes et femmes d’affaires ne peuvent y échapper. Solution? Faire des choix judicieux (salades, potages, poisson, volaille) et éviter de grignoter du pain, les plats en sauce, les alcools et les desserts! (Photo: Phillip Capper)

Une majorité d’adultes conservent un poids stable situé dans une fourchette à peu près normale, qui correspond à leur « poids d’équilibre », sans prendre de mesures particulières. Nous l’avons vu, il existe un mécanisme réflexe d’autorégulation du poids : dans certaines limites, notre organisme s’adapte à la quantité de calories qu’il reçoit et à l’état de ses réserves caloriques.

Certaines circonstances de la vie peuvent néanmoins perturber ce mécanisme d’autocontrôle:

Le mariage et le divorce, souvent accompagnés d’une modification du style de vie, sont des caps dangereux à franchir, de même qu’une mise au chômage ou à la retraite, qui se caractérisent hélas souvent par une tendance à manger un peu plus et à grignoter pour tromper son ennui. D’autres circonstances peuvent avoir un impact non négligeable sur le poids corporel. L’abandon d’une activité sportive jusque-là pratiquée intensivement, une immobilisation forcée prolongée après un accident de voiture ou de ski, par exemple, l’achat d’une voiture ou un dépaysement : chez l’adolescent envoyé en séjour prolongé à l’étranger, la séparation d’avec le milieu familial combinée au changement d’habitudes alimentaires entraîne souvent une prise de plusieurs kilos. Certains problèmes de santé peuvent affecter le poids corporel. Après une intervention chirurgicale, une alimentation hypercalorique est souvent nécessaire en période de récupération : certaines personnes ont du mal à se réhabituer à une ration calorique normale après leur convalescence. Chez la femme, les grossesses et la ménopause sont les moments de tous les dangers en termes de contrôle pondéral. Arrêter de fumer s’accompagne aussi très souvent d’une prise de poids.

Par ailleurs, certains facteurs professionnels peuvent affecter le poids corporel. Par manque de temps ou par facilité, beaucoup de personnes actives prennent trop régulièrement leurs repas dans les restaurants de type « fast food ». Hamburgers, frites, chicken nuggets et autres spécialités de la malbouffe à l’américaine peuvent vraiment faire exploser la balance, de même que les demi-baguettes garnies de préparations à la mayonnaise.  A l’opposé, mais certainement aussi dangereux, sont les déjeuners et dîners de travail, partie intégrante de la vie de la plupart des hommes et femmes d’affaires. Les repas quotidiennement pris en cantine ou en restaurant d’entreprise, souvent mal équilibrés, peuvent également participer à l’installation insidieuse d’une surcharge pondérale. Enfin, le travail de nuit et le chamboulement des rythmes biologiques qui l’accompagnent incitent souvent le travailleur à grignoter tout en négligeant de prendre de vrais repas.

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La qualité et le nombre d’heures de sommeil quotidien peuvent affecter votre poids

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Travail, enfants, ménage, courses et autres soucis, tâches et responsabilités… nous avons parfois du mal à suivre le rythme effréné de la vie moderne. Le surmenage, le stress et le manque de temps peuvent vraiment nous empêcher de bien dormir. Mais attention : une qualité ou un nombre d’heures du sommeil quotidien insuffisants peuvent favoriser la prise de poids…

Le nombre d’heures de sommeil dont a besoin l’organisme pour fonctionner correctement varie d’une personne à l’autre. Avec l’âge, les besoins de sommeil diminuent généralement. Un nourrisson a besoin de 16 heures de sommeil par jour en moyenne; un adolescent a besoin d’environ 9 heures de sommeil. En revanche, il ne faut que 7 à 8 heures de sommeil à l’adulte pour être au meilleur de sa forme. Certaines personnes sont en pleine forme avec des nuits d’à peine quelques heures, d’autres ont besoin d’une dizaine d’heures.

Nous avons pour la plupart une idée du nombre d’heures de repos idéalement nécessaires pour nous sentir rafraîchis et pour accomplir nos tâches quotidiennes de manière efficace. Mais il nous arrive souvent aussi de tirer sur la corde… nous nous priverons de ce sommeil quotidien essentiel et tenterons de compenser pendant le weekend ou au cours des vacances en restant sous la couette une bonne partie de la journée. Ce n’est pas vraiment l’idéal lorsqu’on souhaite perdre du poids… Le manque de sommeil, le travail de nuit et les décalages horaires peuvent provoquer des dérèglements de notre horloge biologique et des modifications de notre métabolisme. Par ailleurs, un excès de fatigue constitue un obstacle au bon déroulement de la digestion des aliments, ce qui peut avoir des répercussions sur le stockage des graisses.

Bien dormir pour maigrir

Il existe divers moyens naturels pour améliorer la qualité du sommeil. Mais avant tout, il faut tenter de prendre certaines bonnes habitudes. Par exemple, ne prenez pas votre dernier repas de la journée trop tard (au plus tard deux heures avant de vous coucher) et évitez les repas du soir trop lourds ou trop arrosés. Évitez le café et le thé en soirée et même à partir de 15 heures si vous avez des difficultés à vous endormir et prenez plutôt une tisane avant de vous mettre au lit (camomille, verveine, tilleul, etc). Un peu d’exercice avant le coucher (une promenade digestive ou de la gymnastique douce, par exemple) peut aider à dormir mais surtout évitez les excès. Un effort physique trop intense juste avant d’aller au lit vous stimulera et vous empêchera de dormir. Ne passez pas trop de temps devant l’ordinateur ou la télévision en soirée car cela peut engendrer nervosité et agitation, peu propices au sommeil de qualité. Diverses techniques de relaxation (respirations profondes, méditation, automassages…) peuvent aider à mieux dormir en réduisant les tensions et les pensées négatives ou obsessionnelles. Les médecines douces (phytothérapie, homéopathie, acupuncture…) offrent également diverses solutions.

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Horloges biologiques désynchronisées? A vos risques et périls !

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Décalages horaires, travail de nuit, horaires irréguliers, stress, anxiété… Lorsque les contraintes de la vie moderne dérèglent nos horloges internes, certains équilibres subtils sont rompus, ce qui peut avoir un impact non-négligeable sur notre santé. Gare aux heures noires !

Généralement, lorsque nous subissons un petit décalage horaire, nos horloges biologiques se mettent à la nouvelle heure et les biorythmes s’ajustent sans difficulté, selon le Dr Alain Reinberg, l’un des pères fondateurs de la chronobiologie. C’est au-delà de six heures de décalage (Paris-New York, par exemple) que les choses se compliquent: l’organisme subit une désynchronisation transitoire de une à trois semaines, ce qui provoque des troubles du sommeil et de la fatigue chez la plupart des personnes. Par ailleurs, ces effets varient selon le sens du décalage horaire: ainsi, dans 80% des cas, l’ajustement après un vol Paris-New York est plus rapide qu’après un vol New York-Paris.

Plus grave, le dyschronisme est un état pathologique caractérisé par des troubles importants du sommeil, un état de fatigue persistant, des troubles de l’humeur et l’usage continu de somnifères. Cette maladie affecte les travailleurs de nuit, les personnes qui effectuent un travail posté avec rotations horaires (trois fois huit heures, par exemple) mais aussi les personnes dont le sommeil est perturbé pour diverses raisons : anxiété, stress, surmenage, douleurs physiques et autres problèmes de santé.

Respecter ses biorythmes pour vivre mieux

Les êtres humains sont programmés pour être actifs pendant les heures de clarté et dormir la nuit, rappellent les experts en chronobiologie. Les études statistiques montrent par exemple que le pic des accidents de la route se situe vers 4 heures : c’est à cette heure que la concentration, la vigilance et la performance cérébrale sont à leur niveau le plus bas.

D’après le Dr Alain Reinberg, les « heures noires » sont les mêmes pour toutes les formes d’activité humaine : « L’accident de Three Mile Island, les catastrophes de Beaune, de Bhopal, de Tchernobyl, du pétrolier Exxon Valdez, tous ces drames se sont produits la nuit », explique-t-il dans son livre « Nos horloges biologiques sont-elles à l’heure ? ». Les erreurs humaines qui ont mené à la tragédie du Titanic et plus récemment, au naufrage du Costa Concordia au large de la Toscane se sont aussi produites la nuit…

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