Qu’est-ce une artérite ?

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Les artérites sont les lésions des artères des membres inférieurs. Elles sont dues à une obstruction par épaississement et durcissement des parois artérielles. L’athérosclérose en est le principal responsable.

Les premiers symptômes de l'artérite sont une douleur ou une tension lors de la marche, généralement au niveau des mollets, d'abord d'un côté puis de l'autre. Le rétrécissement  des vaisseaux sanguins par des dépôts d’athérome réduit la quantité de sang irriguant les muscles. Cette diminution du flux sanguin s’accompagne d’une réduction de l’apport en oxygène se traduisant par des sensations douloureuses. La douleur s'intensifie quand le travail musculaire se prolonge dans le temps (plus grande distance parcourue) ou devient plus difficile (montée, escaliers…). Elle disparaît peu à peu à l'arrêt pour réapparaître lors d’un nouvel effort de marche : c'est ce qu'on appelle la claudication intermittente. Si l'obstruction est sévère et atteint une grosse artère, la douleur peut apparaître très rapidement.

Beaucoup de personnes pensent qu'il s'agit là de crampes musculaires ordinaires et n'y accordent que peu d'importance. Si aucun remède n'est apporté, le patient ressent des douleurs de plus en plus vives pour des efforts de moins en moins importants. Parfois, des douleurs et des fourmillements apparaissent même au repos, surtout la nuit lorsque la circulation sanguine est ralentie. Dans les cas les plus graves, il faut craindre la gangrène, c'est-à-dire la mort du tissu mal irrigué.

En outre, l'artérite des jambes peut s'étendre et toucher l'aorte abdominale ainsi que les artères digestives ou rénales notamment.

Dans les cas d’artérite modérée, une meilleure hygiène de vie permet de renverser la vapeur et d’éviter le pire. Le mécanisme de défense naturel le plus utile est la formation spontanée de nouveaux vaisseaux permettant au sang de contourner l'obstacle. L'exercice physique contribue fortement au développement de cette circulation sanguine parallèle. Si vous souffrez d’une artérite modérée, ne craignez donc pas de marcher, lentement, à petits pas, en vous arrêtant régulièrement pour maîtriser la douleur. Évitez tout de même les pentes et les escaliers. A la maison, faites régulièrement quelques exercices de marche sur la pointe des pieds. Par ailleurs, il est impératif d’arrêter la cigarette et de surveiller son alimentation.

Dans les cas plus graves, le médecin prescrit des anticoagulants ou des vasodilatateurs, mais ces médicaments n’induisent pas toujours une amélioration substantielle. En cas de rétrécissement très important, la chirurgie constitue la meilleure solution, qu'il s'agisse de désobstruer le vaisseau au moyen d'une sonde ou d'installer un pontage.

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Les accidents vasculaires cérébraux

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Lorsqu’un accident vasculaire cérébral n'est pas mortel, il provoque généralement un dommage irréversible qui peut aller jusqu'à une paralysie plus ou moins importante.

L’athérosclérose, l’hypertension artérielle ou un caillot qui obstrue le passage du sang dans une petite artère sont le plus souvent à l’origine des accidents vasculaires cérébraux. L’on distingue trois situations différentes:   

  • l'embolie cérébrale : obstruction brusque d'un vaisseau cérébral par un caillot, par exemple
  • l'éclipse cérébrale : paralysie brusque et passagère due à un spasme d'une artère cérébrale
  • l'hémorragie cérébrale suite à la rupture d'un vaisseau cérébral fragilisé (rupture anévrisme, par exemple)

Parmi les signes prémonitoires les plus fréquents, citons les maux de tête, les vertiges, la confusion mentale, les troubles des mouvements ou des sensations anormales dans les membres. Un diagnostic précoce peut être établi grâce aux techniques médicales modernes.

L'attaque peut être foudroyante : le malade tombe et reste inerte. Dans d'autres cas, l’accident vasculaire cérébral laisse sa victime partiellement paralysées (hémiplégie) ou incapables de traduire sa pensée par des mots (aphasie).

En cas d'accident vasculaire cérébral stable, il est essentiel de mettre rapidement en œuvre un traitement des affections qui lui sont associées (anémie, par exemple) et des facteurs de risque (diabète, hypertension…) et de prévenir les complications (phlébite, embolie pulmonaire, infections, escarres…). Après la période aiguë, une réadaptation doit être menée avec l’aide d’une équipe pluridisciplinaire (médecin, kinési thérapeute, ergothérapeute, logopède, psychologue…) en fonction des déficits neurologiques installés. Les chances de récupérer de la mobilité et de l'autonomie sont loin d'être nulles. La prise en charge des patients souffrant de séquelles d'accident vasculaire cérébral nécessite une aide à domicile bien coordonnée, organisée autour du patient et de sa famille.

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Qu’est-ce un infarctus ?

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Dans les pays industrialisés, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité. Parmi elles, l'infarctus se taille la part du lion. Les premières victimes sont les hommes âgés de 45 à 65 ans.

Les termes précis pour cette affection sont « infarctus du myocarde » ou « infarctus myocardique ». « Infarctus » signifie « zone de nécrose » et désigne donc une zone où les tissus sont morts suite à d'importants troubles circulatoires. « Myocardique » signifie que la nécrose s'attaque au muscle cardiaque lui-même. Un infarctus peut aussi être pulmonaire ou cérébral, par exemple.

L'infarctus du myocarde survient très brutalement quand la circulation sanguine est totalement interrompue dans une artère coronaire. La gravité de l'infarctus dépend de sa localisation : si la zone du muscle cardiaque atteinte est réduite et d’importance secondaire, les symptômes sont discrets et l’'infarctus peut même passer inaperçu. En revanche, si cette zone est étendue et comprend un point vital, les troubles sont très importants, voire même rapidement mortels.

Dans la grande majorité des cas, l'occlusion brutale d’une artère coronaire est due à la formation d'un caillot de sang dans un vaisseau déjà abîmé par des lésions d'athérome: c'est la thrombose. Les principaux facteurs de risque découlent donc directement d’une mauvaise hygiène de vie : hyperlipidémie et hypercholestérolémie dues à une alimentation trop riche en graisses, surpoids, hypertension artérielle, stress, tabac et manque d'exercice physique, notamment.

Les signes prémonitoires d’un infarctus du myocarde incluent des douleurs dans la poitrine, les palpitations et l’essoufflement, notamment.

L'infarctus proprement dit se manifeste le plus souvent par une douleur croissante dans la poitrine, semblable à celle de la crise d'angine de poitrine mais plus intense et de plus longue durée. La sensation peut également irradier vers les bras, surtout le gauche, vers le cou et la mâchoire ou vers le dos. D’autres symptômes sont caractéristiques: grande anxiété, sueurs froides, teint pâle, nausées et vomissements, sensation d'inconfort extrême, perte de connaissance… L'infarctus peut parfois revêtir des formes camouflées qui ne seront reconnues que lors d'un électrocardiogramme ultérieur.

L’infarctus du myocarde est une urgence médicale. La moitié des décès surviennent dans les trois à quatre heures suivant l'apparition des symptômes. Le patient doit être transporté immédiatement dans un service de soins intensifs ou dans une unité coronaire spécialisée. Le traitement aigu inclut de l'aspirine, un analgésique, de l’oxygène et éventuellement des dérivés nitrés ou un bêtabloquant en intraveineuse. En l'absence de contre-indications, la dissolution du caillot de sang qui bloque l'artère coronaire peut être tentée par injection de streptokinase ou de substances analogues dans les 12 heures qui suivent le début de l'infarctus.

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