Bientôt du chocolat allégé aux micro bulles ?

Des scientifiques américains disent avoir mis au point une nouvelle technique de fabrication du chocolat permettant de réduire sa teneur en graisses tout en préservant son fondant caractéristique. Mais qu’en est-il du goût ?

Le cacao du chocolat possède d’intéressantes propriétés antioxydantes, diurétiques, antidépressives et stimulantes dont il serait dommage de se priver. Mais difficile d’en consommer en quantité sans faire exploser sa balance. Des biochimistes américains ont découvert un nouveau processus de fabrication qui permettra peut-être d’en consommer « à volonté » sans prendre le moindre gramme. Ils ont obtenu du chocolat allégé par infusion de « micro bulles » de jus de fruits. Le présence de ces bulles minuscules dans le chocolat permettrait de réduire sa teneur en graisses jusqu’à 50%.

La texture riche et veloutée du chocolat de qualité est fournie par le beurre de cacao (dans certains produits bon marché, le beurre de cacao est remplacé par d’autres graisses végétales). C'est grâce à cette matière grasse hypercalorique que le chocolat fond lentement en bouche pour notre plus grand plaisir. Selon les chercheurs, la présence de micro bulles permet de préserver cette caractéristique physique incontournable du chocolat tout en assurant sa fermeté et son « croquant ». L’infusion de jus de fruits permettrait aussi d’éviter l’apparition de poudre blanche à la surface des tablettes de chocolat lorsqu’elles sont conservées un certain temps. La même expérience a été réussie avec des micro bulles d'eau enrichie de vitamine C et de cola light.

Le beurre de cacao est une matière grasse composée à 61 % d’acides gras saturés, les « mauvaises graisses » dont la surconsommation peut provoquer une prise de poids et surtout, augmenter le taux de « mauvais cholestérol » et le risque de maladies cardiovasculaires. Le nouveau processus de fabrication permettrait non seulement de produire du chocolat moins calorique, mais aussi plus « sain ».  Ses inventeurs espèrent qu’il sera adopté rapidement par les fabricants de tablettes, barres et autres fantaisies au chocolat. Ils notent aussi que l’infusion de micro bulles de jus de fruits convient à tous les types de chocolat, au lait, noir ou blanc.

Des expériences concluantes semble-t-il ont été réalisées avec du jus de pomme, du jus d’orange et du jus de canneberge entre autres. Évidemment, d’un point de vue gustatif, le produit final obtenu n’a plus grand-chose en commun avec le chocolat traditionnel. Pas sûr que les papilles habituées au chocolat suisse et autres pralines belges à base de beurre de cacao apprécient ces nouvelles saveurs fruitées d’Outre-Atlantique…

Quelles sont les véritables causes de l’obésité ?

Attribuer l’obésité à la goinfrerie des personnes qui en sont atteintes serait trop simpliste et ne correspondrait pas à la réalité. Seule une minorité d’obèses sont d’incorrigibles gloutons. Mais alors qui sont les vrais coupables ? Certains mécanismes biochimiques provoqueraient une prise de poids importante et parfois totalement incontrôlable…

Les institutions de santé publique et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en tête estiment que la première cause d’obésité est la surconsommation d’aliments riches en graisses et en sucres associée à un mode de vie exagérément sédentaire. Manque d’information et de connaissances en matière de diététique, conditionnement alimentaire par la publicité, abondance des produits transformés, manque de temps, facilité, compensation… Les causes de nos mauvaises habitudes alimentaires sont multiples et se multiplient. Elles ne sont pas les seules responsables.

Certaines personnes connaissent des perturbations des mécanismes de l’appétit et de la satiété. C’est l’hypothalamus* qui génère la sensation de faim et du rassasiement. Cette partie du cerveau est sensible aux modifications de la glycémie. Si après une période de jeûne, le taux de sucre sanguin est trop bas, l’appétit s’éveille. En revanche, quand le taux de glucose sanguin revient à la normale une sensation de rassasiement apparaît et l’appétit s’éteint. La personne en bonne santé dont le régime alimentaire est sain et équilibré, doit en principe pouvoir conserver son poids simplement en obéissant à ces sensations alimentaires. Mais divers facteurs peuvent détraquer ce mécanisme naturel et provoquer la prise de poids. Par exemple, il ne faut pas sous-estimer l’impact des facteurs psychologiques amenant certaines personnes à manger plus qu’il n’est nécessaire : les troubles du comportement alimentaire comme la boulimie, le grignotage compulsif mais aussi à l’inverse, l’anorexie, sont des maux en progression.

Il existe aussi diverses explications physiologiques du surpoids et de l’obésité. D’après certains scientifiques, le « seuil » de l’appétit serait fixé trop bas chez les personnes ayant tendance au surpoids, de sorte qu’elles auraient faim plus tôt et plus longtemps. D’autres ont mis en lumière certains dysfonctionnements des « interrupteurs » chimiques déclenchant ou inhibant l’appétit. Ces anomalies sont parfois inscrites dans le génome : une meilleure compréhension des facteurs génétiques réversibles permettra dès lors de réaliser des avancées importantes en matière de traitement de l’obésité.

La recherche scientifique a aussi pu mettre en lumière certains mécanismes complexes de la biochimie cellulaire à l’origine des prises de poids « boule-de-neige ». Une équipe de chercheurs de l’Université de Monash en Australie a découvert qu’une résistance à la leptine constitue un facteur-clé dans l’apparition de l’obésité. Cette hormone est produite par notre organisme en réaction à une augmentation des dépôts graisseux. Par son action sur l’hypothalamus, la leptine nous transmet l’ordre d’accroître nos dépenses énergétiques et de réduire l’absorption de calories: elle joue donc un rôle fondamental dans la régulation du poids corporel. L’étude en question publiée dans Cell Metabolism démontre que le surpoids provoque une résistance à la leptine.

Une autre étude menée par l’Institut Karolinska en Suède et publiée dans la revue Nature établit un lien entre le dysfonctionnement des cellules adipeuses (ou « adipocytes ») et l’obésité, le diabète et certaines anomalies des lipides sanguins. Chez les personnes obèses, ces cellules auraient une capacité accrue à stocker les graisses et une capacité réduite à les déstocker. Ainsi, la surcharge pondérale provoquerait un dérèglement du métabolisme des graisses accélérant la prise de poids. Les chercheurs ont pu déterminer que chez les personnes de corpulence normale, les graisses sont renouvelées en moyenne 6 fois pendant les dix années de vie d’une cellule adipeuse. En revanche, chez les personnes obèses et chez les personnes au stade préliminaire du diabète (en état de résistance à l’insuline), les cellules graisseuses ne sont pratiquement pas renouvelées et par conséquent, s’accumulent. Les résultats étaient similaires chez les personnes souffrant d’hyperlipidémie, une maladie congénitale très répandue caractérisée par un taux élevé de cholestérol et de triglycérides dans le sang : l’inhibition du déstockage des graisses provoque une augmentation constante des concentrations de ces lipides sanguins néfastes pour la santé cardiovasculaire.

* L’hypothalamus agit sur l’organisme de diverses façons : il régule la température corporelle et le cycle du sommeil. On constate aussi une relation étroite entre cette région du cerveau et diverses hormones. L’hypothalamus est aussi le « centre du plaisir ».

Aubergines grillées au yaourt

Calories: environ 175 kcal par personne

Ingrédients pour 4 personnes:

  • 500 gr de petites aubergines
  • 250 gr de yaourt nature entier
  • 4 cuillers à soupe d'huile d'olive
  • 1 gousse d'ail
  • 5 cuillers à soupe de feuilles de menthe fraîche hachée
  • sel et poivre

Couper les extrémités des aubergines, couper en deux sur toute la longueur, puis couper en tranches d'environ 1 cm d'épaisseur. Saler généreusement et laisser dégorger 30 minutes dans une passoire. Sécher soigneusement avec du papier absorbant. Badigeonner légèrement d'huile d'olive sur les deux faces et faire griller à feu moyen dans une grande poêle antiadhésive en remuant souvent. Verser les aubergines grillées dans une assiette et laisser refroidir. 

Mélanger le yaourt, la gousse d'ail pressée, la moitié de la menthe hachée, le sel et le poivre. Etaler ensuite une fine couche de sauce dans le fond d'un plat de service, recouvrir de tranches d'aubergines, remettre de la sauce (alterner les couches en terminant avec une couche de sauce). Saupoudrer avec la menthe hachée restante, couvrir et laisser repose au moins 2 heures au frigo. Servir en accompagnement ou en plat avec du pain complet par exemple.